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lundi, 30 mars 2015

France 2 quitte la Hollande

Pendant ce mois de la francophonie (le mois de mars), les Pays-Bas ont multiplié les mauvaises nouvelles concernant la langue de Molière et son rayonnement dans le monde. Aujourd'hui le cas France 2 sur le câble et la fin du bouquet Ziggo.

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Le nouveau Ziggo

Ziggo, je vous en ai parlé, c'est un « petit » câblo-opérateur néerlandais, basé à Utrecht qui a été attaqué par le lobby des marchands de disques pour couper l'accès à the Pirate Bay. Cette société devait aussi faire de l'ombre à d'autres puisqu'elle a été rachetée par UPC, le géant, filiale de Liberty Global dont j'ai déjà parlé (en mode pas content) sur ce blog. La Commission Européenne a donné son accord pour ce rachat en octobre 2014. Rachat présenté comme une fusion puisque le groupe américain a décidé de garder le nom Ziggo pour l'ensemble de ses opérations aux Pays-Bas.

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mardi, 20 janvier 2015

Elsevier et les universités

Le torchon brûle entre Elsevier et les universités. Il faut dire que ces dernières doivent se serrer la ceinture alors que la première réclame de plus en plus pour l'utilisation de ses revues scientifiques.

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jeudi, 18 septembre 2014

L'assistance automobile avec ANWB

Nombreuses sont les personnes qui m'ont fait remarquer le design biscornu des bornes de secours au bord des routes hollandaises. Alors que dans presque tous les pays elles sont oranges, ici, elles sont jaunes avec des pointes effilées en tête.

Voiture en panne le 14 septembre

Pour répondre à vos interrogations, j'ai décidé de tomber en panne sur l'autoroute, afin de vous faire profiter de mon expérience avec l´une de ces bornes et de l'assistance qu'elle est sensée apporter.

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mardi, 28 janvier 2014

The Pirate Bay n'est plus bloqué aux Pays-Bas

C'est par un Victoire pour l'Internet libre ! (Overwinning voor het vrije internet!) que le fournisseur d'accès XS4ALL a annoncé le verdict rendu aujourd'hui par le tribunal de la Haye sur l'affaire qui opposait Ziggo et XS4ALL à BREIN (le lobbie local des maisons de disque) sur le blocage du célèbre site de torrent The Pirate Bay. La cour a rendu son verdict aujourd'hui et les deux fournisseurs d'accès n'ont plus à en bloquer l'accès à leurs abonnés.

les employés de XS4ALL entend le verdict du jugement.

Dans le verdict que le fournisseur d'accès a publié sur son blog, il est indiqué que le blocage en question est disproportionné (onevenredig), nuisible (nadelige) et inefficaces (niet-effectieve). Une étude dont j'avais parlé dans un post précédent avait été présentée à l'audience. Le demandeur, avait contesté cette étude universitaire en avançant des mesures réalisées par Comscore et Alexa, des mesures qui sont réputées inexactes.

Un autre argument de la fondation de défense des maisons de disques, était que ces blocages n'étaient pas difficile à mettre en oeuvre. Il est vrai qu'il juste mobilisé plusieurs ingénieurs pendant des semaines. Ces coûts ont été supportés par les fournisseurs d'accès et le tribunal a relevé que ce n'était pas à eux de payer pour les infractions au droit d'auteur commises par leurs clients. En outre la fondation BREIN a été condamnée à verser 326.000 euros de remboursement de frais de justice.

Niels Huijbregts, le porte parole d'XS4ALL a maintenant indiqué que sa compagnie travaillait à la levée du blocus. Ce dernier étant réalisé en utilisant le DNS, il prendra un certain temps à être effectif le temps que les nouvelles informations sur les noms de domaines incriminés se propagent sur Internet. Il a aussi commenté le jugement en ajoutant que « Nous sommes très heureux de cet arrêt de la Cour. La liberté d'accès à l'information est ainsi préservée. C'est une bonne chose pour les citoyens néerlandais, pour l'Internet et pour les fournisseurs d'accès pour qui il est important de pouvoir remplir leur fonction de manière neutre. »

L'article de mon fournisseur d'accès termine sur une note d'espoir en rappelant que l'Internet est une chance pour les artistes et leurs éditeurs, que de nouveaux services voient le jour pour diffuser leurs œuvres (iTunes , Spotify et Netflix sont cités). Les possibilités sont immenses et ne doivent pas être limités. Le piratage ne s'arrêtera pas avec la limitation des libertés mais avec l'ouverture de nouveaux libres accès à cette culture.

Déjà les commentaires sur le web célèbrent cette victoire contre la censure. « brain vs Brein, brain wins »

De son coté, Tim Kuik, le directeur exécutif de BREIN n'a pas fait de commentaires.

Résumé des épisodes précédents

mercredi, 24 avril 2013

Rencontre autour du vote électronique

Certains des Français à l'étranger vont à nouveau devoir voter et ils vont à nouveau pouvoir le faire via Internet. Je recycle ici un article que j'ai écrit pour le candidat pirate il y a un an, au cours de la campagne des législatives. À l'époque je commençais juste à me rendre compte qu'il y avait un truc qui clochait dans le vote par Internet. J'ai voulut en savoir plus en découvrant l'expérience des Pays-Bas, lisez plutôt :

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mardi, 19 mars 2013

Le meilleur slogan du monde

Le 5 janvier 2011, en début d'après-midi, à Moerdijk, un incendie s'est déclaré dans les prémices de la société Chemie-Pack. Il se trouvait sur ce terrain, 23.500 litres de produits corrosifs, toxiques et inflamables. La chaleur a fait exploser leurs cuves et les produits ont pris feu, libérant un épais nuage de fumées noires que l'on pouvait voir à des kilomètres à la ronde jusque dans la nuit.

Avec le vent, la fumée s'est répandue dans la région, nottement à Dordrecht et Rotterdam. Heureusement les études ont montré que la fumée n'était pas toxique pour la santé. Les dégats causés par l'incendie ont été estimés à 70 millions d'euros. Un reportage de NOS montre comment l'incendie à été déclanché et comment il s'est propagé puis contenu par les pompiers.

L'intimité avec des produits chimiques

Telle nouvelle a fait la une des journaux à il y deux ans et puis les médias sont revenus sur le sujet à chaque fois que l'enquète progressait ou au moment où les argiculeurs de la région ont reçus des compensation pour les dégats causés dans les champs alentours. À chaque fois, la photo illustrant les articles est la plus spéctaculaire: Le logo de la société devant un brasier ardent.

Incendie à Chemie-pack

Sur cette photo on voit aussi le slogan de la firme malchanceuse : Vertrouwde omgang met chemische producten ce qui signifie l'intimité avec les produits chimiques. Un slogan qu'on croirait choisit pour l'occasion de l'incendie.

lundi, 11 mars 2013

La neutralité d'Internet à la sauce hollandaise

Ça fait des années qu'on parle de neutralité du net, en France, le sujet a été remis sur le tapis quand un fournisseur d'accès qui n'a de gratuit que le nom s'est mis à filtrer la pub. La Ministre, Fleur Pellerin, a aussitôt reunit les acteurs du net pour ne pas les écouter et leur dire que le Conseil National du Numérique se chargera de la question.

Avant que le conseil ne rende sa copie, on peut leur rappeler que depuis le printemps 2011, les Pays-Bas ont inscrit la neutralité du net dans la loi sans que ça ne gène personne. Un exemple qu'on pourrait regarder de plus près.

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vendredi, 25 janvier 2013

Evasion fiscale aux Pays-Bas

Décidément la traque à l'évasion fiscale est à la mode, après les Allemands qui lorgnent sur les comptes en banque suisses de leurs ressortissants, c'est au tour des Hongrois. Pendant ce temps, les Pays-Bas semblent se rendre compte qu'ils sont un paradis fiscal.

Les Pays-Bas ont effectivement une fiscalité attrayante pour certaines entreprises ce qui a permis d'attirer, même si la fiscalité n'est pas le seul critère de choix, quelques sièges sociaux européens de grandes multinationales. Seulement, je l'ai déjà évoqué, la fiscalité avantageuse a aussi attiré des cabinets de conseils en évasion fiscale (trustkantoor) et de nombreuses sociétés boîte-aux-lettres dont le rôle consiste à aspirer les bénéfices d'autres boîtes européennes, avant de le placer dans des paradis fiscaux plus ensoleillés.

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mercredi, 11 janvier 2012

KPN dans la tourmente

2011 n'a pas été une bonne année pour KPN. L'opérateur historique a ouvert le bal de l'annonce des licenciements en série cet été avec 4000 à 5000 postes supprimés à cause de méchants utilisateurs qui n'envoient plus de SMS.

Voilà maintenant que c'est OPTA, le régulateur du secteur des télécoms néerlandais qui lui cherche les noises. La Onafhankelijke Post en Telecommunicatie Autoriteit est mécontente des pratiques anti compétitives de KPN et, après plusieurs demandes que l'opérateur a refusé d'implémenter, l'autorité de contrôle a durcit le ton. Une dépèche Reuters indique qu'une descente a été effectuée dans les bureaux au siège de la société à la Haye le 16 décembre dernier.

Le communiqué indique que KPN est déjà sous le coup d'une enquète de la NMa (Nederlandse Mededingingsautoriteit)' l'autorité de contrôle de la concurrence mais que l'investigation de l'OPTA n'a aucun raport avec cette enquète.

La nouvelle année n'a pas fait tourner le vent pour l'opérateur, le 3 janvier, Carla Smits-Nusteling, Directrice Financière, a annoncé sa démission de KPN en raison de divergence de vue sur la stratégie. Aucun administrateur n'a voulut commenter sur ce différent.

Déjà, en octobre dernier, Baptist Coopmans, Directeur Qualité avait annoncé sa démission effective le 1er avril 2012. Carla Smits-Nusteling quittera elle aussi ses fonctions le 1er avril 2012.

C'est suite à ce départ, et face à un manque d'informations, que Eelco Blok, PDG de KPN, placé à la tête du groupe en avril dernier, est sous le feu de la critique. Le PDG se défend et indique, pour rassurer les actionnaires, qu'une nouvelle stratégie va être mise en place et sera annoncée le 24 janvier prochain.

mardi, 20 décembre 2011

Les frasques de Buma/Stemra

Logo Buma Stemra La société néerlandaise de gestion des droits d'auteurs compositeurs interprètes, l'équivalent de la SACEM[1] en France s'appelle Buma/Stemra aux Pays-Bas. Le nom de la boite est compliqué parce que la société est née du regroupement de la société de gestion des droits d'éxécution (Buma) et de la société de gestion des droits de reproduction (Stemra).

Buma/Stemra a récemment fait parler d'elle à plusieurs reprises ces derniers temps. Comme en France, cette société fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler.

Comme en France, et aidé par l'organisme de défense des intérêts des maisons de disques BREIM, Buma/Stemra fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler. L'interdiction du téléchargement a été débattue à plusieurs reprises au parlement parce que cette organisation aimerait l'inscrire à l'ordre du jour[2]. Le parlement est contre mais le gouvernement n'a pas trop l'air de l'écouter.

Comme en France, les argumentaires de Buma/Stemra et de BREIM on du mal à tenir la route face aux évidences, aux études de marché et à l'évolution des usages. Ces organisations ont dernièrement montré qu'elles ne respectaient pas vraiment leur objet. Ça craint.

Buma/Stemra ne respecte pas les droits d'auteur

En 2006, le musicien Melchior Rietveldt est sollicité pour réaliser la musique d'un festival. Utilisation limité dans l'espace et dans le temps comme tout bon contrat de cession de droits. Seulement après cela, sa musique a été utilisée à plusieurs reprises sans en parler au musicien. Aujourd'hui cette musique se retrouve sur les message de propagande que l'on est obligé de regarder au début de chaque DVD aux Pays-Bas. Vous savez, ces messages qui disent que télécharger c'est mal et qu'il vaut mieux acheter des DVD parce que grâce à ça notre argent aide les artistes. Sauf que dans le cas de ce petit film, l'artiste ne touche rien.

Bien sûr, comme il y a des lois aux Pays-Bas, Rietveldt, qui estime son manque à gagner à 1.300.000 dollars, se retourne en 2007 vers Buma/Stemra pour percevoir ses droits d'auteur. Mais il se trouve que dans ce cas précis, les droits n'ont pas été versés et Buma/Stemra semble faire preuve de laxisme pour les recouvrer.

Buma/Stemra est corrompue

La chaine de télé populiste PowNed a fait part de l'affaire en indiquant que le film de propagande était produit par BREIM mais ce n'est pas le cas. Elle a aussi procédé à l'enregistrement (disponible ici) de conversation téléphonique entre le conseiller financier de Rietveldt et Jochem Gerrits, un membre du conseil d'administration de Buma/Stemra. Ce dernier assurait être en mesure d'obtenir le règlement des droits à Melchior Rietveldt... en échange du tiers de la somme obtenue.

Gros scandale, Jochem Gerrits se trouve maintenant accusé de corruption et a démissionné de sa fonction au sein de Buma/Stemra.

Buma/Stemra pirate la musique

Certains on suivit la sortie d'un nouveau site russe, youhavedownloaded promettant de vous indiquer ce que vous avez téléchargé sur en bittorrent. Biensur, aux Pays-Bas, certains ont essayé de donner des adresses IP utilisées par Buma/Stemra pour voir s'ils téléchargeaient. Bingo! GeenStijl, le site web derrière PowNed, affirme qu'une IP des bureaux de Buma/Stemra a téléchargé une série et un jeu.

Suite a ces accusations, la société de perception des droits d'auteur s'est fendu d'un communiqué indiquant que les IP avait été spoufées c'est à dire que quelqu'un les utilisaient à leur place.

Reactie Buma/Stemra op berichtgeving Geen Stijl over downloaden

In reactie op een bericht op de website Geen Stijl hecht Buma/Stemra er aan te melden dat de IP-adressen waar Geen Stijl over schrijft niet door medewerkers zijn gebruikt om te downloaden.

Het zijn geen adressen waarmee Buma/Stemra medewerkers het internet op kunnen. Uit onderzoek van onze IT specialisten is gebleken dat sprake is van IP Spoofing, waarmee ongeautoriseerd toegang is verkregen tot een aantal IP adressen van Buma/Stemra. Die zijn vervolgens blijkbaar door derden gebruikt om te downloaden.

Seulement voilà dans un communiqué antérieur, Bruma/Stemra cite en exemple la France. La France qui face au fléau du téléchargement a mis en place une loi (la fameuse loi HADOPI) qui puni automatiquement l'auteur de téléchargement pair à pair en se basant sur... son adresse IP. Les communicants de Buma/Stemra se sont rendu compte de la bourde et on supprimé la réponse mais c'était tellement beau que j'ai décidé de la recopier ci dessus.

Après ça, Buma/Stemra reviendra conseiller le gouvernement pour protéger les auteurs et les compositeurs.

Notes

[1] En France il y a des tonnes de sociétés de gestion de droits d'auteurs et droits dérivés. La SDRM est une filiale de la SACEM et autre sociétés qui gère les droits de reproduction.

[2] Lire Le téléchargement devrait être interdit dans l'intérêt des auteurs et compositeurs

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