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mercredi, 2 mars 2011

Pour une fois, ne votez pas...

... pour qui vous avez l'habitude de voter.

C'est à peu de chose prêt le message d'un groupe de réalisateurs néerlandais qui ont lancé le site voor1keerniet.nl (pas pour 1 fois) que l'on peut joindre aussi sous le nom Tegenstemwijzer.nl qui est encore plus original. Tegen Stem Wijzer signifie guide pour voter contre et fait un clin d'oeil aux Stemwijzers dont j'ai déjà parlé vous aidant à faire votre choix pour voter.

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mardi, 1 mars 2011

Élections à la première chambre

Demain c'est les élections. Je n'y suis pas invité parce que ce sont les élections provinciales et que ces dernières sont réservées aux citoyens néerlandais. Ce qui ne m?empêche pas de m'y intéresser d'un peu plus près que la dernière fois.

Les élections provinciales sont importantes pour le pays parce que ce l'issue de ce scrutin dépend la coloration politique de la première chambre (Eerste Kamer), c'est à dire du sénat néerlandais. Comme je l'explique sur Wikipedia

Les 75 sénateurs sont élus pour un mandat de 4 ans par les États Provinciaux (« Provinciale Staten » en néerlandais). Les États Provinciaux sont les assemblées législatives élues au suffrage universel dans chacune des provinces des Pays-Bas. Une fois élus, les membres des États Provinciaux procèdent à l'élection des sénateurs dans les trois mois qui suivent leur propre élection. La proximité des deux votes donnent aux élections provinciales une coloration nationale puisque la tendance politique du sénat dépend du résultat des élections dans chaque province.

C'est encore plus vrai cette année ou le gouvernement (ou cabinet) en place est un gouvernement minoritaire (Qui est officiellement soutenu par le PVV, parti qui a signé un accord lui offrant une majorité de circonstance). À cause de sa position minoritaire, le gouvernement doit négocier d?arrache pied avec les députés de la deuxième chambre, (Dweede Kamer) pour élaborer les nouvelles lois. Le gouvernement est aussi minoritaire au sénat avec 35 sièges sur 75 et la validation des lois par les sénateurs fait aussi l'objet de tractations qui limite le gouvernement.

L'enjeu de ces élections locales est donc national. Il s?agit de donner (ou pas) au cabinet Rutte une majorité au sénat, ce qui lui donnera une plus (ou moins) grande marge de man?uvre.

L'autre intérêt de ces élections est l'arrivée du PVV, le parti[1] xénophobe de Geert Wilders au sein des États provinciaux ainsi qu'au sénat. La cote de Geert Wilders et de son parti est toujours bonne. Son soutien du présent gouvernement sans y participer est un choix avantageux qui permet au leadeur populiste de continuer à récriminer tout en faisant croire à ses électeurs qu'il est ministre[2].

Notes

[1] Parti qui n'en est pas vraiment un, puisque ce dernier n'a pas de membres et que le seul processus de décision interne se passe entre les synapses du leadeur.

[2] Selon le Volkskrant, 25% des électeurs du PVV et 1/6 de l?ensemble des électeurs pensent que Geert Wilders est ministre du gouvernement Rutte.

lundi, 4 octobre 2010

En vrac et début octobre

Ce vendredi l'actualité était chargée avec l'annonce d'un accord de gouvernement et l'entrée en vigueur de la nouvelle loi interdisant les squats. Le week end n'a pas été moins chargé...

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jeudi, 23 septembre 2010

La note des millions: des questions et des réponses

Hier, c'était le troisième mardi de Septembre, jour du Prinsjesdag. Cette journée folklorique marque la rentré politique. Mais actuellement le gouvernement en place est sortant et le gouvernement suivant tarde à se former. Comment cela s'est-il donc passé ?

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mercredi, 18 août 2010

Vers un gouvernement minoritaire ?

Le pire qui puisse arriver à un leader populiste est d'entrer au gouvernement. Tout victorieux qu'il est Gert Wilders, le chef du PVV, n'a qu'une minorité de députés au parlement et beaucoup des mesures qu'il propose sont rejetées fermement par une majorité de députés. Le compromis est difficilement possible. C'est l'inconvénient d'être extrémiste. Si Wilders entrait au gouvernement, ses électeurs aurait bien vu qu'il ne peut pas appliquer la politique qu'il prone. Ils se tourneraient vers un autre contestataire.

C'est aussi pour cela que la blondasse d'extrême droite a été rapidement exclue des pourparlers pour la formation du gouvernement. Il est difficile de faire des compromis avec un extrémiste et ce dernier ne veut pas faire d'effort parce qu'il n'a pas intérêt à gouverner. Les premières négociations entre le CDA (démocrates chrétiens), le VVD (libéraux conservateurs) et le PVV (extrème droite) se sont vite heurtées à un refus du CDA de pactiser avec le PVV dont le programme à l'opposé de la démocratie chrétienne. Les négociations pour la formation du gouvernement un peu plus à gauche.

L'échec de la coalition violette plus

La coalition violette plus (Paars plus) a été envisagée sur le modèle des années 90. Mais entre temps, le VVD a tourné résolument à droite. Ce parti est le nid dont sont partis les extrémistes comme Rita Verdonk et Gert Wilders. Il ne peut pas se permettre une nouvelle hémorragie. Il doit s'affirmer bien à droite, son programme en est le reflet. Laurent Chambon explique même[1] que Marc Rutte. le leader du VVD a du mal a s'affranchir d'une image D66 (centre droit) et ce gouvernement Paars plus incluant le D66 n'arrange pas sa réputation.

De son coté, le PvdA (parti travailliste), deuxième parti vainqueur des élections ne voulais pas vendre son ame au premier parti de droite pour pouvoir gouverner. Il a beaucoup insisté sur les thèmes de gauche de son programme. Il était soutenu dans ces négociations par les verts de Groenlinks, bien à gauche eux aussi et content de montrer qu'ils comptent.

La formation du gouvernement violet plus a échoué parce que la gauche était top à gauche et la droite trop à droite. C'était le 20 juillet.

Un gouvernement minoritaire

Devant ce constat d'échec, les négociations ont repris avec un nouvel informateur, Ruud Lubbers. L'idée était de réécouter tous les partis mais Lubbers est dans l'idée que seule une coalition de droite peut fonctionner. Comme Wilders est extremiste, il ne veut pas gouverner. L'idée vient donc de former un gouvernement minoritaire avec les partis qui ont l'expérience de gouvernement (CDA et PVV) et d'associer le PVV de Gert Wilders au projet de gouvernement afin d'obtenir une majorité de soutien au parlement. L'exercice est risqué mais le résultat des élections est tellement indépatouillable que Lubbers pense que c'est la seule solution.

Après s'être entretenu avec Mark Rutte, leader du VVD, Maxime Verhagen, leader du CDA et Gert Wilders, leader du PVV et a expliqué son choix lors d'une conférence de presse le 3 août dernier. L'information avait fuité la veille et a provoqué un tollé chez les partis de gauche qui n'ont même pas été consultés. Mais c'est l'option sur laquelle les partis travaillent depuis lors.

Les négociations continuent

Créer un gouvernement minoritaire qui puisse gouverner est un exercice difficile mais organiser un accord de gouvernement avec un extremiste est encore plus compliqué. Le CDA a toujours des problèmes pour gouverner avec un leader qui prone le référencent ethnique et la taxtation du foulard islamique. Sa base le fait savoir à Maxime Verhagen et ce dernier tente de se montrer ferme sur ces points qui dérangent. Wilders n'est pas trop enclin à mettre de l'eau dans son vin. Ça n'avance pas vite...

Mark Rutte n'est pas rentré au livre des records.

La presse néerlandaise du 13 août cite l'ironique Telegraaf

« Le leader VVD Mark Rutte, 43 ans, ne sera pas le premier ministre le plus jeune de l?histoire des Pays-Bas », remarque le quotidien à grand tirage De Telegraaf à la une. « S?il avait voulu être le benjamin des premiers ministres son gouvernement aurait dû poser aujourd?hui sur le perron de la Reine Beatrix. La formation du gouvernement prend tellement de temps que le chrétien-démocrate Ruud Lubbers reste le détenteur du record. » « Rutte voulait avoir un gouvernement le 1er juillet, mais le résultat des élections a compliqué les choses. C'est aujourd'hui le 65e jour de la formation. »

Au dernières nouvelles, les discutions continuent d'aller bon train pour préparer ce gouvernement VVD-CDA minoritaire avec le soutien du PVV. C'est au sein du CDA que les discussions sont les plus vives. Vont-ils aller jusqu'à convoquer un référendum interne ?

Note

[1] Voir son article dans Minorités sur Wilders, Rutte, le placard et la Reine.

mercredi, 21 juillet 2010

Après le orange, le violet

La folie orange a fini de battre son plein et l'on décroche lentement les banderoles qui ont souillé les rues pendant plus d'un mois. Tout le monde salue les joueurs de l'équipe nationale pour leur belle performance mais comme ils ne sont toujours pas champions, on passe à autre chose. Pendant la coupe du monde les pourparlers pour former un gouvernement sont allés bon train et maintenant que le sport n'occupe plus le devant de la scène, on se rend compte de ce que pourrait être le prochain gouvernement: Une alliance VVD-PvdA renforcée par Groenlinks et D66. Un alliance qu'on appelle violet plus (paars-plus).

La coalition violette

En mai 1994, les électeurs ont placé en tête le parti travailliste (PvdA) passant devant les démocrates chrétiens (CDA). Les grands gagnants furent les libéraux (VVD) gagnant 9 sièges et les centristes (D66) avec 12 sièges de plus. Le CDA, grand perdant de ces élections n'a pas participé au gouvernement qui en est sortit. L'alliance des libéraux, dont la couleur est bleue et des travaillistes, dont la couleur est rouge a reçu le surnom de coalition violette. Le gouvernement dont Wim Kok fut premier ministre eut aussi ce surnom (Paars kabinet).

Cette coalition violette semble contre nature, alliant un grand parti de gauche et deux partis de droite mais le gouvernement de Wim Kok a souligné les points communs de ces partis insufflant une politique libérale dans une société qui demandait moins de conservatisme. Les élections de 1998 ont conforté la position des principaux partis de la coalition, offrant à Wim Kok un nouveau mandat de premier ministre jusqu'en 2002.

La coalition violette plus

Un lecteur du NRC next Un lecteur du nrc next est en train de choisir son ton de violet

Cette fois , les résultats des élections, bien que mettant le VVD et le PvdA en tête, n' offre pas assez de sièges à ces deux partis pour gouverner avec une majorité de députés et le D66 n'est pas assez gros pour compéter cette alliance. C'est donc le parti vert des Pays-Bas, Groenlinks qui est consulté compléter cette hypothétique coalition. L'ajout du vert teinterait assez méchamment le violet et c'est pour cela que l'on parle de coalition violette-plus.


mise à jour du 21 juillet 2010

En fait, au moment de publier cet article, j'apprend que la coalition violette-plus ne verra pas le jour. Les négociations ont capoté hier au sujet des solutions à apporter pour lutter contre la crise. Sur ce point, les gens de droite et les gens de gauche ont des idées trop différentes. Le Telegraaf et De Pers titrent ce matin que c'est à la reine de décider maintenant...


mise à jour du 16 août 2010

La coalition evisagée pour le moment semble être celle d'une coalition minoritaire de droite avec le soutien de l'extrème droite. Lire «Vers un gouvernement minoritaire ?» pour en savoir plus.

dimanche, 18 juillet 2010

Le drapeau sud-africain

Pendant la coupe du monde, tout le monde avait les yeux sur des drapeaux qui s'agitaient dans des stades pendant que 22 gus se disputaient un ballon. Parmi les drapeaux, celui du pays hôte de la compétition: L'Afrique du Sud. Vous connaissez ce drapeau qui réunit harmonieusement plusieurs couleurs, symbole de diversité et d'unité.

drapeau d'Afrique du Sud

Le site officiel du gouvernement d'Afrique du Sud explique que les couleurs peuvent avoir différentes significations selon les traditions et qu'on ne peux donc pas expliquer les symboles sur ce drapeau. Pourtant les couleurs de ce drapeau sont familières et ne sont pas sans rappeler les couleurs de l'ancien drapeau du pays qui était hissé jusqu'en 1994, époque de apartheid.

drapeau d'Afrique du Sud jusqu'en 1994

Le orange a été remplacé par le rouge mais c'est bien le prinsenvlag (drapeau des Pays-Bas) qui est ici utilisé. Aux Pays-Bas, la bande orange d'origine a été remplacé par du rouge en 1630 pour rendre le drapeau plus visible en mer. En Afrique du sud, le orange été réintroduit sur le drapeau de 1927 pour signifier la prédominance des afrikaners alors que l'Afrique du Sud était encore un dominion britannique. Les trois drapeaux au centre montrent les origines européennes du pays unifié dans le sang entre Colonie britannique, État libre d'Orange et République du Transvaal. Les autres composantes de la population, notamment les noirs, ont été oubliés alors que l'ANC, premier parti noir existait déjà et utilisait le drapeau suivant :

drapeau de l'ANC

Le nouveau drapeau de l'Afrique du Sud répare donc ce manque à l'occasion des premières élections au suffrage universel en avril 1994. Le nouveau drapeau, dessiné par Frederick Brownell est adopté à titre provisoire jusqu'à son adoption définitive et son inscription dans la nouvelle constitution adoptée en 1996. L'association vexillaire sudafricaine explique les différentes influences de ce drapeau.

drapeau d'Afrique du Sud

On y voit clairement des bouts du prinsenvlag mais aussi de l'union jack et les couleurs de l'ANC dans un triangle très inspiré par le drapeau jamaïcain, mais là, je pense qu'il n'y a pas de rapport historique.

mercredi, 9 juin 2010

Jour d'élections

Ce matin, une petite banière a été ajoutée en haut de ma page facebook. Une banière me rappellant que c'est aujourd'hui jour des élections générales aux Pays-Bas. Facebook essaye de montrer qu'il a beaucoup d'utilisateurs aux Pays-Bas en affichant un compteur avec le nombre de gens affirmant avoir voté aujourd'hui.

banner Facebook

Ceci n'a pas valeur de sondage, même si les Nérlandais ont peu de retenue pour affirmer qui ils votent, il y en aura toujours pour ne pas donner cette information à Facebook. Pour ma part, la petite opération du site social est un flop; bien que résidant aux Pays-Bas, je ne peux pas voter à ces élections puisque je suis étranger. Le filtre géographique de Facebook a ses limites.

Facebook n'est pas le plus gros site web communautaire aux Pays-Bas, Le site local Hyves a beaucoup plus d'utilisateurs néerlandais que facebook et un trafic quotidien plus important aux Pays-Bas[1]. Je suis donc allé voir ma page Hyves pour voir si on y parlat des élections. Hyves a aussi une banière spéciale mais plus adaptée au public néerlandais, je vous laisse découvrir ci dessous l'autre gros sujet d'actualité:

banner football world cup on Hyves

Notes

[1] De sources internes et externes

lundi, 7 juin 2010

Jeu de chaises musicales et politiques

Les élections générales ont lieu dans un peu plus d'une semaine. Depuis la démission du précédent gouvernement (Balkenende IV), le paysage politique a beaucoup évolué. La campagne n'a pas toujours été passionnante mais pour vous mettre à la page, voici un petit résumé des épisodes précédents.

Le gouvernement Balkenende IV est tombé le. Cette coalition de chrétiens et de sociaux-démocrates se crêpait le chignon sur plein de sujet. La raison de la rupture est l'engagement militaire néerlandais en Afghanistan. Les Socialistes avait dit oui en 2007 à condition que la mission se termine en 2010. L'OTAN et les chrétiens démocrates ont voulu prolonger la mission après 2010. Les socialistes ont imposé une fin de non recevoir. La coalition s'est brisée.

Généralement le parti qui met fin à une coalition de gouvernement tombe das les sondages. Ce fut le cas du D66 quand le gouvernement Balkenende II est tombé. Dans le cas présent, c'est le CDA, parti de Balkenende qui chute. Après presque 10 ans au pouvoir à la tête de plusieurs coalitions hétéroclites et contradictoires, Harry Potter ne séduit plus. Jan Peter Balkenende s'accroche au pouvoir malgré une certaine opposition au sein de son parti ce qui le rend encore moins sympathique.

Cochon rose du CDA

À l'inverse, le PvdA qui devrait baisser dans les sondages parce qu'il est la cause de la chute du gouvernement, après un score médiocre aux municipales, remonte. Son leader, Wouter Bos, ancien vice-Premier-Ministre à laisser la main à une grande figure du parti: Job Cohen, estimé Maire d'Amsterdam. Pour pouvoir se présenter aux élections, ce dernier à laissé temporairement son fauteuil de maire à son collègue de parti Lodewijk Asscher, jeune loup qui s'accroche déjà assez au fauteuil pour flinguer les négociations pour former une coalition municipale. Le D66, aui a réalisé un bon score dans la capitale s'estime déjà lésé. À mois que ce ne soit un argument dans les négociations... Lodewijk Asscher doit encore faire ses armes en politique et il a déjà des détracteurs.

caravane du PvdA

À l'inverse au CDA, certain montrent que la politique n'est pas une fin en soit. Au moment de la chute du gouvernement, le ministre de la justice, Ernst Hirsch Ballin a annoncé le 16 mars, mettre fin à sa carrière politique à l'issue des élections du 9 juin. Sa motivation: la famille. Il explique qu'être ministre prend beaucoup de temps et qu'il voudrait maintenant passer du temps avec sa femme et son fils. Respect.

Le dernier parti de gouvernement n'a pas changé de tête. La Christen Unie était une petit parti d'apoint dans la coalition et André Rouvet est responsable de la réussite de ce parti avec sa participation au gouvernement. Il n'a pas de raison de laisser tomber.

Même chose dans les partis d'opposition. Cela peut paraitre évident pour Gert Wilders, à l?extrême droite, qui est le seul à décider dans son parti (le PVV) n'acceptant pas les militants. Toujours à droite mais dans un parti plus ouvert, Rita Verdonk à la tête de TON[1], espérant un siège sans trop y croire. Les écolos de Groenlinks et les démocrates de D66 conservent aussi leurs têtes de partis Femke Helsema pour le premier et Alexander Pechtold pour le second, ont tous deux fait un travail d'opposition constructif et pertinent au sein de la deuxième chambre, ils affichent clairement l'ambition participer au prochain gouvernement[2]. Grosse ambition aussi au VVD, le parti libéral. Mark Rutte, à la tête du troisième grand parti historique des Pays-Bas fait une campagne tranquille et profite du rejet du gouvernement sortant. Il est actuellement en tête des sondages, talonné par Job Cohen.

Seul parti d'opposition à présenter une nouvelle tête de liste est le SP, tout à gauche du spectre politique néerlandais. Ce parti avait été porté au pinacle par Jan Marijnissen leader charismatique à poigne dont le sommet fut l'arrivé en troisième place aux élections générales de 2006, avec 25 sièges. Jan Marijnissen a commencé à avoir de graves problèmes de santé en 2008 et a laissé sa place à Agnes Kant. Cette dernière, vu les résultats des élections municipales montrant la déconfiture du SP, a cédé sa place à son colègue de parti Emile Roemer Un homme neuf dans cette arène puisqu'il n'est député que depuis 2006.

Les élections ont lieu le 9 juin prochain. Nous saurons alors lequel de ces noms en gras pourra prétendre devenir Premier Ministre des Pays-Bas.

Notes

[1] Oui je sais, ça sonne mal mais on va dire que j'ai laissé cette formule exprès.

[2] Femke Helsema a un avantage, elle n'a jamais participé à un gouvernement, elle n'a donc aucune casserole. Mais les électeurs ont la mémoire courte et le charismatique Alexander Pechtold semble placer le D66 en bonne position dans les sondages.

vendredi, 5 mars 2010

Municipales: les Pays-Bas basculent à droite et à droite

C'est toujours un exercice inexact d'analyser des élections locales au niveau local mais c'est quand même ce que je vais faire ci dessous. Les communes des Pays-Bas ont en moyenne 38.620 habitants et la représentation locale est moins proche que dans les petites communes françaises. À moins de mouvements locaux conséquents, les grands partis nationaux sont les seuls références de des électeurs et il est donc possible de saisir une tendance pour l'ensemble du pays.

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