Comment les hollandais sont passés au vélo ?
in nederlandjes le mardi 23 janvier 2018🏷 La Haye 🏷 Tilburg 🏷 transports 🏷 vélo
Aujourd’hui la petite reine fait un retour en force dans le cool et la pratique du vélo gagne du terrain un peu partout. Cela n’a pas été toujours le cas et la deuxième moitié du XXème siècle est plutôt marquée par le déclin du cyclisme toutes catégorises confondues. Alors quand on arrivait aux Pays bas dans les années 90, c’était un choc de voir ce peuple continuer à se déplacer à bicyclette dans tout le pays.
Seulement cela n’a pas toujours été le cas et cette pratique du vélo est le résultat de choix politiques datant des années 70, mettant l’accent sur les infrastructures et la sécurité. C’est un tweet signalé par un lecteur qui m’a rappelé que je n’en avais pas encore parlé ici:
[THREAD]
— Monsieur Ours (@GospodMedved) January 3, 2018
Je souhaiterais vous faire partager un évènement auquel je me suis intéressé récemment et qui raconte comment les Pays-Bas ont commencé progressivement à réaliser des aménagements cyclables.
Cette histoire, je l'ai lue dans le livre Bike Nation de @peterwalker99.
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L’histoire du livre Bike Nation est résumée en moins d’une dizaine de tweets mais pour les réfractwitters, il y avait possibilité de connaître cette histoire grâce à un article de dadine sur le portail de leforum.nl. L’article inspiré d’un blogpost en anglais reprenait le film suivant, centré sur les infrastructures où l’on voit un Amsterdam du début du siècle avec des tacots qui se joignent aux bicyclettes dans le trafic urbain naissant.
Jeroen Dijsselbloem ou la dutch arrogance
in nederlandjes le mardi 16 janvier 2018🏷 coutumes 🏷 politique 🏷 économie
En mars dernier, Jeroen Dijsselbloem, le ministre des finances néerlandais et président de l’Eurogroupe a suscité la colère dans les pays du sud de l’Europe avec sa réplique destinée aux Grecs du genre
Vous ne pouvez pas dépenser votre argent en alcool et en femmes et après venir pleurnicher pour avoir de l’aide.
Suite aux protestations, il s’était justifié ensuite en prétextant la franchise très calviniste des Néerlandais. Cette justification a bien sûr attisé les animosités entre l’Europe du nord et celle du sud au sein de l’Eurogroupe et dans les éditoriaux. Non seulement cela lui évitait bien de demander des excuses pour avoir offensé tout un peuple mais en plus il donnait le crédit de la franchise à ce qui ne sont que des conneries de café du commerce.
Seulement voilà le ministre a été unanimement applaudit au pays. Non pas parce qu’il gère bien les relations avec ses partenaires de l’Eurogroupe mais parce qu’il a agit en bon Néerlandais en faisant preuve de franchise. Il a eu droit à la reconnaissance de son Premier Rutte et de l’ensemble de la classe politique. Quand ailleurs dans le monde, ont trouve cette attitude néerlandaise brutale et rustre, les Néerlandais eux, son fiers d’être francs. C’est là une grande différence qu’ils ont avec les Français.
La tenue des comptes
Jeroen Dijsselbloem a déjà eu la faveur de ce blog alors que je vous présentais la tradition de la présentation du budget avec sa valise et sa note des millions (Miljoenennota). Justement, la note des millions est un petit nom pour le budget de l’État (Rijksbegroting), elle est souvent présenté en analogie au budget du ménage Pays bas (het huishoudboekje van Nederland). Le ministre des finances est donc en quelque sorte le bon père de famille du royaume et son rôle est donc celui d’un gestionnaire bienveillant.
Le Néerlandais a la réputation d’être pingre mais cet attribut a une appellation positive: être économe. La tradition néerlandaise est de connaître ses limites et de ne pas effectuer de dépenses superflues jugées « décadentes ». Encore une tradition calviniste. Même si elle n’est pas toujours très bien respectée l’attitude du ministre des finances résonne dans le cœur des gens et sa remarque sur les Grecs le place définitivement du coté de ceux qui font ce qu’il faut : le coté des bons gestionnaires qui ne gaspillent pas.
Retour historique
Agrandissement des Pays bas sans recours aux polders
in toering le mardi 2 janvier 2018🏷 Belgique 🏷 administration 🏷 géographie
Les billets de début d’année sont souvent l’occasion d’annoncer des réductions comme la réduction de libertés ou du nombre de communes. Une fois n’est pas
Nee nee ! Stop la pub !
in nederlandjes le lundi 18 décembre 2017🏷 panneaux 🏷 pratique
Les tracts qui encombrent la boîte aux lettre c’est sympa pour apprendre le néerlandais$$Et pour illustrer des articles sur les traditions locales.$$ mais on
Le dernier Fokker des Pays bas
in nederlandjes le vendredi 3 novembre 2017🏷 schiphol 🏷 avion 🏷 sociétés 🏷 transports
J’ai commencé ce blog il y a 10 ans pour vous parler du Fokker, un avion de conception néerlandaise qui équipait la flotte Cityhopper de la compagnie néerlandaise KLM. Il y a quelques années je vous ai parlé des nouveaux Embraer que cette même compagnie achetait pour remplacer les vieux Fokker. Déjà les Fokker 100 et les Fokker 50 ont été remplacés Il ne reste plus que des Fokker 70 qui vont eux aussi être décommissionnés. Quand le dernier Fokker 70 aura quitté le tarmac de Schiphol, ce sera fini de cette longue relation de 97 ans entre la compagnie KLM et l’avionneur local. Cela valait bien un dernier baroud d’honneur:
Fokker 70 avec une livrée représentant Antonny Fokker par tjdarmstadt
Le 7 juin dernier KLM a révélé la dernière livrée de son Fokker 70 immatriculé PH-KZU à l’effigie d’Anthony Fokker, l’homme à l’origine de ce constructeur aéronautique. Cette livrée, qualifiée de livrée d’adieu est complété du logo Fokker comme une signature et d’un discret Thank you sur les flancs de l’appareil. L’avion restera en service avec ces couleurs moins de six mois. Les derniers vols ayant eu lieu le 28 octobre 2017.
La liste des derniers vols KLM en Fokker a été annoncée par la compagnie suffisamment en avance pour que les fans (et les spotters) puissent en être:
Inktober d'Amsterdam
in toering le vendredi 20 octobre 2017🏷 Amsterdam 🏷 art 🏷 vélo
Vous devez connaître Inktober ce défi de dessinateur qui consiste à faire un dessin à l’encre par jour pendant un mois. Juste avant Movember et Decembeard, le mois d’octobre nous offre une floraison graphique pour tous les goûts et dans le monde entier. Alors évidement, en Hollande aussi on s’est mis à Inktober et je ne pourrais pas passer en revue tous les dessinateurs du pays qui y participent. Juste je voudrais partager le Inktober d’une compatriote qui vit à Amsterdam.
Et quand on décide de faire une série quotidienne sur Amsterdam, quel est le thème ? Je vous le donne en mille : Le vélo. Donc Lauraine Meyer, Amstélodamoise depuis 2015 nous propose sa série sur la petite reine au pays des canaux sur Instagram.
Lauraine a réussi son chalenge Inktober de 2018 et nous a proposé un dessin noir et blanc de vélos hollandais tous les jours du mois. Helaas, elle n’en a gardé que le dessins ci dessus. Les quelques images choisies que j’avais mis sur cette page sont toutes cassées. Alors j’ai décidé de ne garder que les commentaires qui accompagnaient certaines d’entre elles.
Le forum n'est plus
in ik-ben-frans le mercredi 18 octobre 2017🏷 internet

Je vous ai présenté le forum des Hollandais dès mon arrivée à Amsterdam en 2006 et je n’ai cessé de le citer depuis. Le pot organisé à l’époque et que j’ai immortalisé d’une photo de table n’a pas été le seul. Il y eu des rencontres irremplaçables et des discussions dans des fils sans fin. Pour mes un an de ce blog, je citais le nombre de posts sur le forum comme gage de ma présence active entre les canaux. Ce forum va fermer ses portes au 1er janvier 2018, comme annoncé par un message de Zungo. Toute bonne chose a une fin.
Le forum a ouvert un wiki en 2008 basé sur le logiciel Wikimedia ce qui permettait d’archiver tous les détails pratiques qui pouvaient être répétés plusieurs fois dans le mois. Pas toujours évident à tenir à jour tant les procédures administratives peuvent changer d’une année à l’autre mais cela a servit à pas mal de gens aussi.

Le forum a fait peau neuve l’année suivante en lançant un portail s’appuyant sur le logiciel libre Joomla. La rédaction de ces articles revenait le plus souvent aux animatrices les plus actives du forum. Quand une véritable communauté se crée, elle devient productive et les plus actifs prennent du gallon. J’ai eu même l’honneur d’avoir quelques article de ce blog repris un sein du portail.

Comme Zygo et Zungo et sa bande ne sont pas du genre à se tourner les pouces. Le forum a continué d’évoluer et la surprise de 2009 a été l’ouverture de forums en langue anglaise, espagnole, italienne et portugaise. De nouvelles communautés ont pu se créer grâce à ces nouveaux outils polyglottes. 2009 C’est aussi l’année de la création du groupe facebook du forum. Le succès du média social grandissant le rendait indispensable pour toute communauté ouverte vers l’extérieure. C’est ce même facebook qui est aujourd’hui pointé du doigt pour la baisse du succès du forum et finalement sa fermeture.
Il reste que cet outil en ligne formidable a marqué des centaines de vies de francophones installés au Pays bas et en a changé définitivement comme en témoigne framboise:
Déjà chacun relate ses souvenirs avec le forum grâce auquel certain ont trouvé un boulot, un appart ou l’âme sœur. Mon dernier souvenir est je crois la sortie tulipe à laquelle j’ai participé plusieurs années de suite et qui m’a valut de prêter ma voix à un film promouvant un véhicule antique. Il y a aussi les pots et les match de rugby au Mulligans et au ‘‘Coco’s outback’’ que je ne peux pas oublier.
Le forum était aussi une association qui, se joignant avec les autres assos françaises des Pays bas, organisent tous les ans le 14 juillet festif que l’ambassade a lâché en 2008. Je pense que cette activité hors ligne perdurera. Et puis il reste toujours je groupe facebook. L’entraide ne s’arrête jamais.
La nouvelle bière trappiste est néerlandaise
in nederlandjes le lundi 16 octobre 2017🏷 bière 🏷 religion
La bière trappiste est une catégorie de bière bien connue pour qui aime bien ce breuvage. Même si avec sa fermentation basse et son titre d’alcool élevée elle est typique de la bière belge, elle n’en est pas moins appréciée dans le pays où coule l’Amstel. Beaucoup de pubs d’Amsterdam proposent des bières d’abbaye à la pression en plus de la traditionnelle pils locale mais les connaisseurs peuvent demander une bière trappiste, très souvent une Westmalle, en bouteille. Les Pays bas sont même producteurs de bière trappiste authentique ce qui n’a pas toujours été le cas. Les commerçants bataves et le label brassicole des moines contemplatifs ont d’ailleurs une histoire mouvementée.
Le label bière trappiste
Aujourd’hui l’appellation « bière trappiste » est protégée. Seules les bières brassées par ou avec des moines trappistes dans leur abbaye peuvent utiliser cette appellation. Elles arborent même un logo « Authentic Trappist Product, produit trappiste authentique » signant cette exclusivité. Ce logo est un label délivré par l’Association Internationale Trappiste qui regroupe une vingtaine d’abbaye trappistes voulant mettre en valeur leurs produits. En plus de l’origine du produit, le label certifie un savoir faire original un peu comme un label rouge ainsi que l’utilisation qui est faite du produit de la vente un peu comme un label fair trade en faveur des moines et moniales.
Buurtzorg, l'organisation réinventée
in nederlandjes le jeudi 3 août 2017🏷 économie 🏷 sociétés 🏷 santé
Le titre de cet article est inspiré de Reinventing Organizations , le livre de Frédéric Laloux, sous-titré Vers des communautés de travail inspirées . Ce livre est un essai de management d’entreprises passionnant. Le petit article ci-dessous peut être considéré comme une modeste fiche de lecture.

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L’auteur est un ancien partenaire associé chez McKinsey. Ses recherches sur les modèles organisationnels émergents ont été décrites comme un « saut dans la pensée du management » par certains des spécialistes les plus respectés. Publié en 2014, Reinventing Organizations propose une vision radicale du management, avec un fonctionnement sans hiérarchie pyramidale, sans processus bureaucratiques, et avec une autonomie totale des employés. Laloux postule que les entreprises évoluent comme les sociétés humaines et peuvent évoluer vers des modèles plus humains, décentralisés et inspirés par la confiance.
De toutes les couleurs
Laloux s’inspire de la spirale dynamique, théorie des stades de la conscience humaine, pour décrire l’évolution des organisations à travers cinq stades, symbolisés par des couleurs :
- Rouge (impulsif) : Organisations basées sur la force et le pouvoir (ex. : mafias, tribus).
- Ambre (conformiste) : Hiérarchies rigides, règles strictes (ex. : armée, église, administrations).
- Orange (performant) : Modèle dominant aujourd’hui, axé sur la compétition, l’innovation et la croissance (ex. : multinationales).
- Vert (pluraliste) : Culture collaborative, valorisation des parties prenantes (ex. : entreprises sociales comme Patagonia).
- Opale (évolutif) : Auto-organisation, confiance radicale, et raison d’être collective. C’est le modèle le plus avancé, où les employés agissent comme des adultes responsables, sans besoin de contrôle hiérarchique.

Dans la deuxième partie, il décrit des entreprises qui ont atteint le niveau opale même si certaines ont depuis reculé à nouveau au niveau orange.
La diversité des organisations, pays et des secteurs d’activité est là pour montrer que toute entreprise peut devenir une entreprise opale pour peu que ses dirigeants le veuillent. Dans la liste des 12 du bouquin, il y a FAVI en France, une fonderie automobile où les employés gèrent eux-mêmes leur travail. BSO / Origin , une société de consulting IT maintenant part du groupe français Atos. Morning Star , une coopérative fruitière étasunienne, leader mondial de la transformation de tomates, où les 400 employés s’auto-organisent via des contrats relationnels, Patagonia une entreprise de vêtements de sport et d’escalade engagée écologiquement, ESBZ une école alternative allemande et enfin, Buurtzorg aux Pays-Bas, un réseau de soins infirmiers à domicile.
Histoire de Buurtzorg,
Dans les années 2000, les infirmières à domicile ont été incitées à se regrouper pour être plus efficace. Ils ont centralisé les opérations avec un centre d’appels, en imposant des temps standardisés permettant de planifier et de spécialiser les tâches. Les infirmières recevaient un planning rigide — « Allez à cette adresse à 8h et passez 10 minutes, pas une de plus ». Pour « optimiser » davantage, ces organisations ont commencé à fusionner, cherchant des économies d’échelle et un pouvoir accru. Le personnel soignant s’est retrouvé encadré par des superviseurs, des managers et des couches hiérarchiques supplémentaires, éloignant toujours plus le métier de sa vocation première. Résultat : une qualité des soins en déclin, avec des interventions impersonnelles, un turnover élevé parmi les infirmiers épuisés et des coûts administratifs explosifs pour un service médiocre. Aux Pays-Bas personne n’était satisfait des soins à domicile.
En 2006, Jos de Blok reprend un service de soins à domicile exsangue dans la ville d’Amelo au Limbourg et imagine une alternative radicale et toute simple : Et si les infirmiers pouvaient se concentrer pleinement sur leurs patients, sans être entravés par des couches managériales ou des procédures administratives inutiles ? Pour y parvenir, il a imaginé une structure dans laquelle les équipes de 10 à 12 infirmières s’auto-organisent, prennent leurs propres décisions et assument collectivement la responsabilité de leur travail.
Chaque équipe est responsable d’un quartier spécifique et gère l’ensemble du processus : de l’accueil des patients à la planification des visites, en passant par les soins médicaux, l’administration et même le recrutement de nouveaux membres. Les décisions sont prises par consensus au sein de l’équipe, favorisant la responsabilité collective et individuelle. Un petit bureau central de quelque personnes gère l’administratif comme les payes et surtout fournit des coachs pour former les nouveaux et nouvelles venues à cette organisation et aider les équipes à résoudre les conflits.
Buurtzorg et chaque équipe place en premier le bien-être de ses patients avant le profit, avec une priorité, rendre le patient le plus autonome possible. L’infirmière Buurtzorg est comme une “référence” pour le client et sa famille, les aidant à trouver les solutions les plus adaptées à leur situation. Résultat, Buurtzorg est classé N°1 dans les études de satisfaction clients parmi plus de 300 organisations de soins.
Une étude menée par KPMG en 2010 a conclu que Buurtzorg permettait de diminuer de 40% la dépense d’aide et de soins par personne accompagnée. Devant ce résultat, le gouvernement des Pays-Bas a fait évoluer le système de soin du pays en prenant l’organisation de Buurtzorg comme modéle.
De plus, le travail en autonomie valorise les infirmières qui se sentent responsables de promouvoir et fournir des soins d’excellente qualité. Beaucoup veullent rejoindre l’organisation et en 10 ans, l’entreprise passe de 10 à 10 000 employés, couvrant tout le pays Aujourd’hui Buurtzorg sert de modèle organisationel dans le monde entier.
Dans son livre, Laloux détaille l’organisation des équipes, leurs façons de gérer leur temps et le rôle des coachs. L’ensemble des spécificités de Buurtzorg peuvent être résumées en : Les équipes sont autogérées, elles ne doivent pas dépasser 12 personnes, les tâches doivent être réparties entre tous les membres. Les membres s’évaluent mutuellement, la confiance est la base des discussions. Il n’y a pas de budget et d’objectifs, tout le monde a le même salaire, même Jos de Blok.
L’émergence des organisations Opale
Frédéric Laloux détaille plusieurs principes qu’il a découverts dans les entreprises opale qu’il présente en exemple. Cela lui permet en troisième partie de son livre de livrer ses conseils pratiques pour créer ou devenir une entreprise opale, c’est à dire avec le plus haut stade de la conscience humaine. Cette troisième partie délivre des conseils pratiques, mais souligne qu’il s’agit ici de compter sur les personnes plus que sur les règles. Sa première remarque est que l’entreprise ne peut évoluer que si son dirigeant lui-même évolue. Une organisation ne pourra jamais dépasser le niveau de conscience de son dirigeant. Le défi le plus difficile à relever pour les dirigeants est le fait de combattre la pulsion de garder le contrôle. Laloux ajoute que la même condition s’applique aux actionnaires.
Les autres conseils pratiques sont classés en fonction de leur lien avec des principes de l’entreprise opale : l’auto-gouvernance, la plénitude et la raison d’être.
L’auto-gouvernance.
Savoir solliciter les avis des bonnes personnes, savoir accepter et résoudre les conflits. Permettre l’évaluation par les pairs et la transparence des processus salariaux.
La plénitude
Créer un espace protecteur, décoration chaleureuse des bureaux, pas de hiérarchie visible. Créé une charte de responsabilité mise à jour régulièrement. Créer un processus d’intégration appliquer des méthodes de réunion qui chasse les egos.
La raison d’être
Partager ses passions avec son équipe. Donner de l’importance au projet de l’entreprise en le personnifiant lors de réunions (chaise vide).
Ces thèmes sont d’abord abordés dans le cadre de la création d’une entreprise opale, puis ils sont repris et adapté à la transformation d’entreprise existante dans une autre couleur pour la transformer en entreprise opale. Dans le cadre d’une transformation, il est nécessaire de veiller à ce que tout le personnel de l’entreprise désire travailler en autonomie et partage la même raison d’être.
L’auteur termine son livre sur une note prospective en passant de l’entreprise opale à la société opale. Une lecture qui fait couler l’évolution de source, mais se heurte à la réalité quotidienne et les nouvelles anxiogènes. C’est là qu’on se rend compte que tous les exemples et toutes les explications claires du livre nous font presque oublier que cette approche du management est super novatrice et parfois à contre-courant des logiques que j’ai pu observer dans des entreprises pyramidales oranges.
À l’époque où l’on ne compte plus les cas de burnout tout autant que les boreout, cet essai est révolutionnaire et montre un autre management qui apparait efficace. L’auteur nous dégotte même des exemples concrets qui nous montrent que des changements sont possibles. Et, au-delà de la théorie de l’entreprise opale qu’il met au jour, il s’attarde sur la mise en application de ces principes, ce qui peut en faire un livre de chevet pour guider les acteurs du changement.
Après les élections (2017)
in nederlandjes le vendredi 17 mars 2017🏷 élections 🏷 politique 🏷 Europe
Il y a onze ans (déjà) je partageais avec vous ma découverte de la politique néerlandaise avec le résultat des élections générales (l’équivalent de nos législatives) du 22 novembre 2006. Ces élections qui ont donné naissance au cabinet Balkenende IV, une alliance des chrétiens démocrates (CDA), sociaux démocrates (PvdA) et d’un autre petit parti chrétien progressiste (CU) à qui on doit l’interdiction de fumer dans les cafés et restaurants, la création des centres d’accueil de jeunes et des familles dans toutes les mairies ainsi que la nationalisation d’ABN Amro suite à la crise bancaire de 2008.
À l’époque déjà je comparais les élections néerlandaises avec leur pendant français notant ce qui est pareil et ce qui est différent.
Aujourd’hui le monde entier à les yeux rivés sur les résultats aux Pays bas parce qu’il pourraient préfigurer les résultats d’autres élections cette année qui pourraient changer la face de l’Europe. C’est donc le moment ou jamais de mettre ces résultats en perspective et de voir ce qui a changé en 10 ans dans nos deux pays.
La fin des ordinateurs pour les élections
in nederlandjes le dimanche 5 mars 2017🏷 élections
Le gouvernement des Pays bas vient d’annoncer qu’ils ne feront plus confiance aux ordinateurs pour les prochaines élections législatives. Annoncé par l’agence Reuters, cette décision à été largement reprise dans la presse française qui a souvent dit n’importe quoi. On va donc récapituler pour avoir les idée claires.
L’invention des ordinateurs de vote
La drogue et la neige
in nederlandjes le dimanche 12 février 2017🏷 drogue 🏷 météo 🏷 neige
L’industrie néerlandaise des coffeeshops est grande consommatrice de produits (beuh, shit, cannabis, chichon et autre superskunk) qui sont illégaux en trop grande quantité. Mais comme ce commerce est florissant et qu’il amène des touristes par la porte de devant, la police ne met pas trop son nez sur ce qu’il se passe par la porte de derrière. Elle préfère laisser les utilisateurs tranquilles et se concentrer sur les gros trafics .
Se sont donc multipliés aux Pays-Bas des fermes de cannabis donc l’activité ne peut pas être déclarée parce que la loi la juge illégale. La police traque ces fermes, cachées dans des appartements bon marché et des jardins aux clôtures opaques. Une des techniques pour détecter ces fermes clandestines est d’éplucher les consommations d’électricité au m². Les appartements couverts de lampes chauffantes et d’humidificateurs d’air consomment trop pour être à usage d’habitation… Une autre technique est d’attendre qu’il neige…
Il neige la nuit mais la chaleur de la ferme fait fondre la neige sur le toit. (Photo: Erik Bras)