me in Amsterdam

vendredi, 18 février 2011

Pas hier, pas en Fokker

Vous souvenez-vous en 2006 lorsque je vous expliquais que les Fokker étaient des avions néerlandais, les seuls petits courriers affrétés par la KLM. Ce n'est plus le cas et je vais vous raconter pourquoi. Le titre est un clin d'œil à cet ancien billet, Hier en Fokker.

Il y a quelques semaines (ce n'était pas hier), je sur revenu de Prague. Généralement les Amsterdam - Prague sont des vols opérés par ČSA, les deux compagnies ayant un accord de partage de codes. Mais ce matin là, c'était un vol KLM. L'avion que nous a affrété la compagnie des hollandais volants est un petit courrier de 100 places mais ce n'est pas un Fokker. C'est un Embraer 190 tout neuf qui brille, voyez ci-dessous.

Embraer 190 de KLM à Ruzyně

Le magazine de bord Holland Herald nous explique dans ses dernières pages que depuis 2008, KLM introduit les nouveau Embraer 190 dans sa flotte de cityhopper en remplaçant petit à petit les Fokker 100. On remarque sur ces pages que le Fokker 50, dernier avion à hélices de la compagnie ne fait plus partie de la flotte. Son dernier vol a eu lieu le 27 mars 2010 après surement 15 ans au service de la compagnie.

Il reste néanmoins des Fokker dans la flotte KLM. 5 Fokker 100 et 26 Fokker 70. Ces derniers sont stationnés sur le tarmac non loin des portes B de Schiphol. On peut les voir alignés attendant leur prochain vol ou bien leur réforme.

Fokker 70 de KLM à Schiphol

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jeudi, 7 janvier 2010

Schiphol, l'aéroport de la terreur

selon la revue de presse de lundi;

"La Grande-Bretagne a vivement critiqué la protection de Schiphol, après qu’un journaliste britannique a montré qu’il a pu passer sans problème à bord d’un avion pour Londres, avec une seringue contenant un liquide", écrit le quotidien à grand tirage De Telegraaf. "Selon les règles en vigueur à l’aéroport, la seringue aurait dû être découverte. Le journal Sunday Express qualifie Schiphol de ’terror airport’."

"Des membres de la Chambre basse exigent des éclaircissements. L’aéroport de Schiphol ne veut pas réagir et se réfère au Coordinateur national de la lutte contre le terrorisme (NCTb). Ses services reconnaissent que la seringue aurait dû être découverte lors du contrôle."

En reprenant les titres racoleurs de la presse anglo-saxone je ne fais que poster ce que j'ai souvent raconté autour de moi:

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dimanche, 17 juin 2007

Les Vliegtuigspotters de Schiphol

Je suis passé à Schiphol (l'aéroport d'Amsterdam) samedi matin pour voir un ami qui passait à Amsterdam pour rentrer chez lui à Ouagadougou. J'ai profité du voyage pour aller regarder les navions sur la terrasse panoramique. Il n'y a pas de pareille terrasse dans les aéroports parisiens de triste mémoire (la terrasse d'Orly est fermée suite à l'attaque d'un avion au lance-roquette le 13 janvier 1975) alors il faut que j'en profite.

longues-vues et avions

La terrasse est très fréquenté et à ma grande surprise il y a surtout des plane spotters. Moi qui voulais prendre des avions en photo, je vous présente aujourd'hui ceux qui les regardent à longueur de journée tous les week end. Les plane spotters (vliegtuigspotters) néerlandais sont gâtés pour effectuer leur activité favorite. Ils ont de nombreux points d'observation autour de l'aéroport pour voir se poser les avions et pour les voir décoller. Il peuvent ainsi noter sur leur petit carnet et avec exactitude le moment le train d'atterissage touche le sol ou la seconde ou les roues s'escamotent dans les ailes. (voir ce reportage)

La terrasse de l'aéroport est un beau lieu de rencontre pour ces vliegtuigspotters qui peuvent parler de leur passion commune entre aéronotique et anecdotes. Certains travaillent à plusieurs pour relire les horaires qu'ils ont eu sur internet et pendre des photos en même temps. Les photos sont parfois mises en commun sur Internet sur des sites généraux comme flickr, msn ou des forums spécialisés comme dutchplanespotters. J'ai vu un autre plus solitaire, il arrivait à prendre ses notes sans même regarder les avions, il ne faisait qu'écouter la radio de la tour de controle, prenait ses notes et se levait de temps en temps pour prendre des photos.

Dwee vliegtuigspotters
Ceux là ont des jumelles des longue-vues, des appareils photos et tous les horaires des avions de la journée qu'ils annotent consciencieusement.

Een vliegtuigspotter
Celui-ci a un poste de radio branché sur la fréquence de la tour de contrôle et un sac décoré avec des porte-clés Remove before flight_, le signe de reconnaissance des mordus d'aéronotique.

L'aéroport de Schiphol lance aujourd'hui une grande enquète en direction de ces anoraks de l'aéronotique. L'aéroport souhaiterait aménager des endroits pour que ces spotters puisse continuer de vivre leur passion sans géner les riverains ni les accès aux aéroports.

voir aussi

Moi aussi j'ai pris des avions en photo :

mercredi, 24 janvier 2007

Une nouvelle ligne pour trains à grande vitesse

Les habitués du Thalys le savent, le train est plus lent une fois qu'il est aux Pays-Bas. Les voies qui ne sont pas adaptées aux grandes vitesses des Thalys et les arrêts (Rotterdam CS, Den Haag HS, Schiphol Airport et Amsterdam CS) qui lui font prendre une route sinueuse allongent le voyage. Les choses devraient changer en 2007. pub Thalys de 2004

Le Thalys à grande vitesse

Il y a plus de 10 ans, le 2 juin 1996, le premier Thalys relie Paris à Amsterdam en 4h47. Thalys est né d'une volonté française d'exporter son système de TGV. Filiale de la SNCF et de la SNCB, Thalys compte aussi comme associés la DB Allemande et la NS Néerlandaise, nottemment pour les services à bord.

Une ligne à grande vitesse dans le Randstaatd

Passé Andwerpen (Anvers), le Thalys roule plus lentement parce que les voies de chemin de fer ne sont pas adaptées aux grandes vitesses. Les Pays-Bas ont aussi moins d'intérrêt à construire de nouvelles voies uniquement pour être plus proches de Bruxelles. Il faut que ces voies à grande vitesse soient aussi utiles pour les habitants des régions traversées, que cela apporte un véritable plus à la région. Le projet de voie férrée rapide nait donc avec la volonté de relier les grandes villes des Pays-Bas.

Le temps de la construction

Comme partout en Europe, la construction et la gestion des voies est confiée à un organisme public. Au Pays-Bas c'est ProRail. Le projet s'appelle HSL Zuid pour De Hogesnelheidslijn-Zuid, et la construction est confié au consortium Infraspeed, regroupant les principaux acteurs industriels et financiers de la construction. Comme souvent dans ce genre de projet, les acteurs privés aiment voir l'argent public couler à flot et la construction ne se déroule pas toujours comme prévu. Après plusieurs ralonges budgetaires et reports, la ligne devait être livrée en 2007 mais n'est pas terminée. Le ministre des transport et Siemens se rejettent la balle. Le consortium Infraspeed a aussi obtenu la concession pour l'entretien de cette ligne jusqu'en 2030.

la ligne HSL Zuid

Les trains à grande vitesse

Quand la ligne sera en service, les Thalys pourront rouller plus vite mais il y aurra aussi des trains de la compagnie HSA (pour High speed aliance), filialle de NS et de KLM, qui desserviront les villes de Breda, Den Haag, Rotterdam ainsi que les villes belges de Bruxelles et Antwerpen.

Le Thalys encore plus vite

Quand ces lignes seront ouvertes, vraisemblablement en 2008, le Thalys ne désservira plus La Haye et selon les plaquettes, mettrait 3h13 au lieu de 4h09 actuelement. Un net progrès qui vous fera préférer le train, à moins que ce bonheur ne puisse pas être partagé par toutes les bourses...

Le Thalys encore moins vite

Après avoir cité tous ces slogans publicitaire, on peut faire le point sur l'avancée des travaux... Selon la revue de presse Néerlandaise d'aujourd'hui, la ministre des Transports et Voies d?Eau, Karla Peijs, a écrit à la Deuxième Chambre hier pour signaler qu'il devrait y avoir un an et demi de retard.

C?est surtout le système de sécurité ERTMS[1] qui pose de nouveaux problèmes. Maintenant que le logiciel a été adapté, le système doit être testé avec un train spécial. Tant de parties sont impliquées dans ces essais (le fournisseur Siemens, le transporteur HSA, le gestionnaire du rail ProRail, l?Inspection des Transports et Voies d?Eau) que Peijs craint qu?on ne dépasse de nouveau les dates-buttoirs. Par ailleurs, on ne sait toujours pas si La Haye et Breda seront desservies. Et la ministre a toujours un contentieux avec HSA sur la commande tardive des locomotives (surcoût occasionné : 50 millions d?euros).

Une député à commenté cette lettre en disant «On dirait la loi de Murphy : tout va de travers». Pas génial pour un train.

Note

[1] European Rail Traffic Management System, le système européen de surveillance du trafic ferroviaire visant à harmoniser la signalisation ferroviaire en Europe.

mardi, 8 août 2006

Voyage retour, voyage KLM

Me voilà de retour de vacances avec plein de pain sur la planche. Je ne vais donc pas faire un long billet. Juste un petit mot pour remercier publiquement Hervé d'avoir assuré l'intérim pendant ces trois semaines alors que lui, avait du boulot jusque là (geste).

Les avions de la KLM ont tous des petits noms

Les vacances se sont bien déroulées merci et mon voyage retour s'est bien passé. C'était de nuit, dans un Boeing 747-400 de la compagnie KLM déjà citée. Le petit nom de cet avion était « City of Beijing » alors que celui du voyage aller s'appellait « City of Orlando ».

Les avions de la Koninklijke Luchtvaart Maatschappij ont tous des petits noms (à part les KLM Cityhopper et sans doute aussi les cargos) et c'est assez rigolo de les découvrir quand on arpente les couloirs de l'aéroport de Schiphol. Apparemment les 747 de la compagnie portent des noms de grandes villes alors que les autres modèles portent des noms d'oiseau ou de personnes (à ne pas confondre).

Dans les exemples en photo ci-dessous, trois Boeing 737 avec les noms de deux explorateurs et d'une exploratrice.


Roald Amunsdsen
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Herring gull
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Sir Henry M. Stanley
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lundi, 10 juillet 2006

Hier en Fokker

Je profite d'un voyage retour à Amsterdam pour vous parler d'une aventutre industrielle Néerlandaise...

Pour revenir à Amsterdam, KLM m'a fait voyager dans un de ses cityhopper, ces avions qui font des sauts de puce d'une ville à l'autre. La plupart de ces KLM-cityhopper sont des Fokker, le mien était un Fokker F70, 80 passagers sur des rangées de 5 sièges (deux à gauche et trois à droite). Un bel avion avec des moteurs Rolls-Royce situés à l'arrière de l'appareil et fabriqué dans le pays de la compagnie affrêteuse.

mon F70 KLM-cityhopper

Anthony Fokker est un des grand ingénieurs des débuts de l'aviation. Il est Néerlandais mais il a construit son permier avion en Allemagne. Il est ensuite devenu célèbre en construisant les fameux triplans allemands de la guerre 14-18. Après le traité de Versailles, comme l'Allemagne n'a plus le droit de construire d'avions, il rentre aux Pays-Bas et crée la société Fokker en se focalisant sur la construction d'avions civils. Les Fokker sont entrés dans l'histoire par leur utilisation dans de nombreuses premières liaisons intercontinentales. Cette aventure a continué jusque dans les années 80 à 90 avec la production d'avions commerciaux réputés comme les F-27, F-28, F50, F70 et F100.

Fokker F50 vu depuis le hublot de mon Fokker F70 Alors que l'entreprise a déposé son bilan en 1996, on trouve encore de nombreux exemplaires encore en service aujourd'hui sur l'aéroport de Schiphol et ailleurs.

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