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vendredi, 31 décembre 2021

Moins de pétarades pour le nouvel an

Les festivités du jour de l'an se suivent et se ressemblent à ceci près que pour la deuxième année consécutive, le gouvernement a interdit la vente de feux d'artifice tant prisés pour le passage de l'ancienne la nouvelle année (oud en nieuw). La raison de cette interdiction est liée à la pandémie de COVID-19 : Limiter les accidents liés à ces explosifs pour maintenir les capacités des hôpitaux. Pas encore de prise en compte donc, de l'impact néfaste de cette tradition sur l'environnement et la santé publique pourtant de plus en plus évoqué.

L'interdiction néerlandaise

L'interdiction est temporaire et exceptionnelle mais elle est en place pour la deuxième année consécutive depuis le 19 novembre. Le gouvernement a spécifiquement interdit l'usage et le transport des feux d'artifice les plus dangereux (catégorie F4, F3 et F2) pour réduire le nombre d'accidents liés à leur usage. Dans la liste des matériels interdits, les pétards comme les « tapis chinois » arracheurs de doigts, les fusées et les chandelles romaines bien trop souvent orientés dans une mauvaise direction[1]. Le communiqué de presse du gouvernement précise que les professionnels du secteur seront à nouveau indemnisés pour le manque gagner. Dans les faits, les ventes continuent mais les pétards et les fusées sont remplacés par des feux décoratifs qui sont autorisés et souvent plus chers. NOS souligne d'ailleurs que cette tendance a commencé avant l'interdiction.

Le gouvernement précise aussi que l'interdiction ne concerne pas les spectacles pyrotechniques lancé par des professionnels à l'initiative des municipalités, pratique peu répendue qu'il semble encourager.

L'interdiction anglaise

Ailleurs, en Belgique ou en Grande-Bretagne, les autorités annulent les feux d'artifice lancées par les villes pour éviter les grands rassemblements vecteurs de transmission du virus. Ainsi, Londres annule pour la deuxième année consécutive son lancé depuis les rives de la Tamise qui attirait les foules. Pour avoir des réjouissances pyrotechniques les Anglais lancent les feux d'artifice eux même, à la façon des Hollandais[2]. Cette nouvelle pratique n'est pas du goût des association s'occupant d'animaux qui se plaignent du stress qu'engendre tout ce bruit et ces odeurs durant la nuit du 31 décembre au premier janvier. Là bas aussi les pétards sont passés de mode et la tendance est aux feux d'artifice silencieux pour le « bien-être animal ».

L'impact environnemental

Il reste que les animaux ne sont pas seulement gênés par le bruit mais aussi par la pollution de l'air générée par tous ces explosifs. Tout le monde peut voir l'air s'épaissir en ville dans les premières heures de l'année et il ne faut pas être devin pour en déduire que ces particules fines en suspension ne sont pas bonnes pour la santé. Les dégâts du nouvel an ne sont pas que matériels. Seulement, ceux sur la santé et l’environnement sont difficiles à quantifier. Une étude de 2019 a mis au jour la quantité et le type de particules fines causés par les feux d'artifices du nouvel an en effectuant des mesures a Graz en Autriche et Brno en Tchéquie. Cette étude parle de dépassement de seuil de polution, de magnésium, aluminium, cuivre, potassium ou de strontium et d'un effet sur la santé qui ne peut être ignoré.

À Brno les réjouissances pétaradantes durent environ 40 minutes avant de se calmer. Je n'ose pas imaginer quels auraient été les résultat des mesures si elles avaient eu lieu à Amsterdam, ville où les explosions ne s’atténuent pas avant 2h du matin.

Le problème est connu aux Pays-Bas et c'est peut-être ce qui explique l'évolution de la consommation avant même les restrictions. Le site Milieu Centraal, explique la marche suivre quand on veut lancer un feu d'artifice en réduisant son impact sur la nature. Il rappelle que cette activité est régulée depuis longtemps et que son impact sur l’environnement est important. Ses recommandations sont:

- 01 Ne pas acheter de feux d'artifice illégaux (sans le marquage CE) qui contiennent des substances toxiques. - 02 Réduire le nombre de lancés et se regrouper avec les voisins pour le faire ou bien juste regarder les autres. - 03 Nettoyer les déchets dès que possible de manière à ce que les substances toxiques ne se retrouvent pas dans l’environnement. - 04 Ne pas acheter de feux d'artifice contenant du plastique comme les balles explosives (knetterballen)[3] Le plastique ne se dégrade pas dans la nature. - 05 Si vous êtes allergiques à la pollution éviter de sortir les premières heures de l'année.

Des conseils de bon sens en fait. On pourrait préciser que les feux d'artifices décoratifs sont peut-être plus sympa pour le stress des animaux parce qu'ils ne font pas de bruit mais ils sont souvent plus polluant parce qu'à base de métaux comme nous le rappelle scientias.nl avant de conclure par un « faut-il interdire les feux d'artifice ? » Bien polémique. Il semble que cette interdiction soit possible en temps de COVID mais faut-il vraiment fêter l'année avec des interdictions ?

Notes

[1] comme dans le fameux film du LAAF de 2007

[2] et de nombreux autres pays d'Europe.

[3] Ces dernières sont d'ailleurs de moins en moins disponibles en magasin suite à une campagne contre elles.

mardi, 13 avril 2021

Les nouveaux conseillers des Français des Pays-Bas

En 2014, je vous présentais les nouveaux élus français aux Pays-Bas, conseillers consulaires, élus pour 6 ans. Il y avait là Tanguy le Breton, Hélène le Moing, Catherine Libeaut, Maryse Imbault et Hélène Degryse. Six ans plus tard, vos conseillers sont Catherine Libeaut, Hélène Degryse, Patrick Tezenas, Alexandra Berbain et Yann Martineau. Certains noms ont changé non pas à cause d'une élection mais à cause de plusieurs démissions pour raisons diverses. Et si ces conseillers sont encore en place un an après la fin de leur mandat c'est que la crise du COVID a empêché la tenue d'élections pour les remplacer en 2020. Leur remplacement aura enfin lieu en mai.

Entre 2020 et 2021, la liste électorale d'Amsterdam a perdu 2000 français. Malgré cela, le nombre de conseillers à élire reste stable : 5 conseillers des Français de l'étranger et un délégué (un élu qui ne siège pas mais vote aux sénatoriales).

Comment voter

Pour les remplacer, l'élection aura lieu le 30 mai prochain à l'adresse indiquée sur la convocation que recevront les électeurs. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, il sera possible d'établir une procuration ou bien de voter par Internet de manière anticipée entre les 21 et 26 mai. Pour cela il faut que votre inscription sur la liste électorale ait votre adresse mail et que le registre consulaire contienne bien votre bon numéro de téléphone portable.

Je ne saurais que vous conseiller de vérifier vos données et de les mettre à jour si elles ne sont pas à jour. Les mises à jour sont prises en compte jusqu'au 23 avril prochain. Ne tardez pas.

Ce qui change

La première chose qui change est la durée du mandat. Puisque la durée du précédent a été rallongée, celui ci ne sera plus que de 5 ans. Autre détail qui change, le nom des nouveaux élus. Ils occuperont désormais le poste de « conseiller des Français de l'étranger » et non plus de « conseiller consulaire » que les gens prenaient trop souvent pour des fonctionnaires du consulat. La loi de 2019 qui devait réformer le rôle de ces élus n'a en fait pas apporté grand chose que ce changement de nom. Ah si ! quand même, le conseil consulaire ne sera plus présidé par la Consule Générale mais par un élu.

Ce qui ne change pas

Le pouvoir et les prérogatives des conseillers des français de l'étranger ne diffère pas de celles de leur prédécesseurs, ils ne peuvent qu’émettre des avis et recevoir des informations de la Consule. Ils ne sont pas maîtres de leur budget même dans les commissions où ils siègent. Leur véritable utilité n'est pas dans la loi mais dans leur titre qui leur permet, s'ils prennent leur rôle à cœur, de faire le lien entre les français de leur communauté et leur administration ainsi qu'à aider ou renseigner comme ils le peuvent les personnes qui rencontrent des problèmes. Le port d'un insigne ouvre parfois des portes que les associations de français ne peuvent pas ouvrir.

Une autre prérogative des conseillers est leur rôle de grand électeur des sénateurs des Français de l'étranger par deux fois au cours de leur mandat. C'est peut-être le seul véritable pouvoir politique qui leur est attribué. Ce n'est hélas pas un point sur lequel les conseillers sont très loquaces. Beaucoup de conseillers sont non partisans et préfèrent ne pas afficher leur préférences politiques pour mieux servir tout le monde. C'est un peu regrettable parce qu'une élection locale est aussi l'occasion pour les électeurs de se prononcer sur des choix de société.

Les listes en présence

Le dépôt des listes a été arrêté le 21 mars et un tirage au sort (en ligne) a eu lieu le 25 mars pour déterminer l'ordre de présentation des listes sur les panneaux d'affichage. Le résultat a été publié sur le site du consulat. Je vais donc le reprendre ci-dessous :

LA GAUCHE ÉCOLOGISTE ET SOLIDAIRE menée par Catherine Libeaut, conseillère sortante et présidente de Français du Monde aux Pays-Bas

UN NOUVEL ELAN POUR LES FRANÇAIS DES PAYS-BAS, menée par François Boubal, ancien secrétaire général de l’Union des Français de l'étranger et fondateur du think-tank « Agissons »

FRANÇAIS AUX PAYS BAS, menée par Marie-Christine Kok Escalle, ancienne conseillère et ancienne colistière de la tête de liste suivante.

FRANÇAIS DES PAYS BAS, menée par Tanguy le Breton, Président de l'association éponyme, ancienne tête de liste et ancien conseiller élu sur le même projet.

LES PIEDS SUR TERRE AUX PAYS-BAS, menée par Hélène Degryse, conseillère sortante, et ancienne tête de liste élue sur le même projet.

Chaque liste présente 11 candidats, le double du nombre de sièges plus un candidat pour le poste de délégué. Pour voir si l'un de vos amis est sur une liste, vous pouvez regarder tous les noms sur le site du consulat.

La campagne n'ayant pas officiellement commencé, il est difficile de commenter les programmes de tous mais on peut constater quelques singularités :

Une seule liste se propose d'apporter le renouveau (c'est écrit dans leur nom). Sa tête de liste, François Boubal est la seule tête de liste n'ayant pas occupé le poste. Tant qu'on souligne les singularités, une seule liste se réclame de gauche (vraisemblablement à raison), Catherine Libeaut a réussi à faire l'union derrière son nom sans même se labelliser Français du Monde même si elle en a le soutien. Marie-Christine Kok Escalle agrandit le club des anciennes colistières de Tanguy le Breton faisant cavalière seule. Ce club a été créé il y a 7 ans par Hélène Degryse dont le succès en 2014 lui permet de se représenter aujourd'hui avec un bilan et le même nom.

Il y a donc cinq listes pour cinq sièges mais c'est aux électeurs (vous) de résoudre cet équation facile en allant choisir le projet qui leur (vous) parle le plus.

Cet article a été modifié le 18 mai suites aux précisions d'un candidat

mercredi, 3 février 2021

Encore des manifs

Je ne pensais pas parler de protestations deux fois de suite sur ce blog mais voilà. Une semaine après que je parle de la manifestation Amstelodamoise contre le confinement, Tournedisk, un duo local bien connu m'a envoyé son dernier tube : Cyclone dont le clip vient de sortir.

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lundi, 18 janvier 2021

La manif de Museumplein

Les fermetures de cinémas, piscines, magasins et stades s'éternisent les restrictions vous pèsent et l'obligation de rester chez soi commence à vous gaver. Vous n'êtes pas les seuls -moi aussi-. Ceux qui sont le plus en colère ont décidé de se rassembler pour le scander dans la rue.

Vous pensiez que les violences policières n'avaient lieu qu'en France ? Cette petite brève va vous montrer qu'Amsterdam aussi peut vivre des scènes de confrontation avec la police, même au temps du coronavirus.

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lundi, 7 décembre 2020

L'affaire du siècle, on copie les Pays-Bas ?

La France est le pays de la COP21 conférence sur le climat qui a eu lieu à Paris en novembre et décembre 2015 et a débouché sur l'accord de Paris sur le climat signé le 22 avril 2016, ratifié et entré en vigueur en novembre de la même année. C'est à ce jour l'accord international qui a été ratifié le plus rapidement vu l'urgence du changement climatique. Dans cet accord, les états signataires s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement de la planète à 1,5°c d'ici la fin du siècle. Un premier point d'étape est prévu en 2020 pour revoir si possible les ambitions de l'accord à la hausse.

Bon bien on est en 2020 et le compte n'y est pas. En fait c'est pire, l'agence météo des Nations Unies indique qu'on pourrait atteindre le seuil de 1,5°C avant 2024. La France qui a tant œuvré en 2015 pour aboutir à un accord et trouver un maximum de signataires ne semble pas du tout montrer l'exemple pour atteindre les objectifs. Tout porte à croire que tout le monde s'en fout.

Tout le monde ? non ! Une petite fondation dans un petit pays sans montagne, a pût contraindre son gouvernement de prendre des mesures réelles par voie de justice : l'affaire Urgenda contre le gouvernement es Pays-Bas. Un précédent. Et si ça se faisait en France aussi ?

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dimanche, 8 novembre 2020

Des patrons revoient leur salaire à la baisse

Le gouvernement néerlandais (kabinet), vient de demander aux patrons de plusieurs organisations de télévision de revoir leur salaire à la baisse avec un plafond fixé tout de même à 148.000 euros.

C'est cette petite news de l'AD qui me pousse aujourd'hui à faire un billet parce qu'elle aborde deux thèmes que j'aurais aimé aborder depuis des années: La télévision publique néerlandaise et les revenus des dirigeants aux Pays-bas. Ces deux thèmes marquent une énorme différence avec la France et mériterait d'être approfondis. Je vais tenter ici un résumé pour vous expliquer le contexte de cette nouvelle, pas si anodine.

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dimanche, 22 mars 2020

Coronavirus : La horde le marteau et la danse

Fasse au coronavirus le gouvernement néerlandais n'a toujours pas opté pour appeler au confinement. Ce choix est justifié par la stratégie de l’«immunité collective», souvent qualifié de stratégie de la horde qui ne semble pas faire l'unanimité au point qu'aujourd'hui il envisage maintenant de fermer les magasins. Si cette option est tant décriée pourquoi est elle mise en avant par ceux qui ont la charge du pays et de la sécurité de tous ses habitants. Est-elle si mauvaise que ça ?

L'avance du Coronavirus

Je ne vais pas vous faire une énième point sur cette pandémie qu'on observe déjà depuis deux mois. Il est très contagieux et la réduction des interactions sociales est le moyen pour réduire sa progression. Non pas pour éradiquer le virus mais déjà pour permettre aux service de soin de faire face à la forte demande engendrée par la nouvelle maladie et ainsi sauver des vies. #DATAGUEULE l'explique mieux que moi.

La stratégie de la horde

Seulement ce qu'il n'est pas dit c'est que le ralentissement de la courbe de propagation du virus fait que certaines personnes ne seront pas touchées (tant mieux) et qu'elle peuvent tomber malade et déclencher une nouvelle épidémie au moment de la levée du confinement. L'idée de la horde est justement de faire en sorte qu'une grande majorité de la population soit touchée, guérie et donc immunisée pour être plus forte dès que possible.

Coronavirus: la stratégie néerlandaise de la horde, une blague de très très mauvais goût

C'est ce que résume Thierry Wouters dans sa tribune sur la Libre Belgique, en n'oubliant pas d'ajouter que cette stratégie à l'avantage de moins plomber l'économie que le confinement et rend le pays plus compétitif plus tôt. Certes, mais à quel prix.

Thierry Wouters parle du prix à payer: le taux de mortalité du Covid-19 qu'il estime entre 2% et 6%. Cette stratégie c'est une sorte de vaccination obligatoire mais dont le vaccin est fatal à plus de 2%. Jamais un tel vaccin ne serait homologué. De plus 2% est le bas de la fourchette du taux de létalité du virus dans les régions où les services médicaux ne sont pas débordés. Or on a vu plus haut que si on ne fait rien, ils sont vite débordés.

Les exemples de Lombardie ou du Grand Est devraient être connues de Mark Rutte alors pourquoi cette stratégie?

La double courbe

La réponse est peut-être dans une courbe publiée dans un article de The Imperial College UK (PDF) montrant cette résurgence du nombre de cas après une levée des mesures prises pour stopper le virus.

Suppressionstrategy  scenarios  for GBshowing ICUbed  requirements.  The  black  line  shows  the unmitigated epidemic. Green shows a suppressionstrategy incorporating closure of schools and universities, case isolation and population-wide social distancingbeginning in late March 2020. The orange line shows a containment   strategy   incorporating   case   isolation,   household   quarantine   and population-wide social distancing. The red line is the estimated surge ICU bedcapacity in GB.  The blue shading shows the 5-month period in which these interventions are assumed to remain in place.

Cette courbe a sûrement été sur la table des cabinets de crise et retenu l'attention des gouvernements américains, britaniques et néerlandais les incitant à choisir une stratégie pour en finir au plus tôt malgré le coût plutôt que de faire des efforts et d'avoir des morts après.

Le marteau et la danse

Un article de Tomas Pueyo —qui suit le Covid-19 et analyse les données depuis le début du mois— explique pourquoi ce n'est pass le bon choix. Cet article Coronavirus: The Hammer and the Dance a même été traduit dans plus de vingt langues dont le français Coronavirus: le marteau et la danse et le néerlandais Coronavirus: De Hamer en de Dans.

Comme il existe une version française, je ne vais pas la paraphraser ici. En gros la courbe ci-dessus manque une donnée essencielle. Le temps. Le temps qui permet d'apprendre un peu mieux les gestes barrières, de mettre des politiques de dépistage et d'isolements ciblés efficaces, de fournir les centres de soins en matériel suffisant. Sur ces deux derniers points la France et l'Italie sont en train de montrer que plus de temps aiderait.

Une courbe similaire mais prenant mieux en compte le facteur temps a été publiée dans un article de The Lancet montrant cette résurgence du nombre de cas après une levée trop hâtive des mesures prises pour stopper le virus mais montrant aussi que des bonnes mesures prises dans la durée peuvent stopper le virus.

A baseline simulation with case isolation only (red); a simulation with social distancing in place throughout the epidemic, flattening the curve (green), and a simulation with more effective social distancing in place for a limited period only, typically followed by a resurgent epidemic when social distancing is halted (blue). These are not quantitative predictions but robust qualitative illustrations for a range of model choices.

Tomas Pueyo ne parle pas de cette étude mais il s'attarde sur la période après l'abaissement de la courbe (le marteau). Il indique que les reprises de foyers seraient bien mieux maîtrisés que lors de la première expansion de l'épidémie parce que le public serait préparé et que les pouvoir public saurait quelles mesures prendre rapidement. Il parle donc de danse de la courbe, le virus tentant plusieurs percées en vain parce que nous serions les plus forts.

Comme nous en sommes encore avant le marteau, il nous reste encore à montrer que nous sommes les plus forts. Chiche ?

dimanche, 12 janvier 2020

C'est confirmé, le gouvernement doit protéger les gens

Le jugement que la cour suprême de Hoge Raad des Pays-Bas vient de rendre le 20 décembre dans l'affaire Urgenda est historique. C'est la première fois qu'un gouvernement est contraint par la justice de son pays à lutter contre le réchauffement climatique et à respecter ses engagements de réductions des émissions de gaz à effet de serre. Ceci peut paraître évident si comme dans le titre de ce post, la mission du gouvernement est de protéger son peuple mais il a fallut 7 ans pour que la décision soit confirmée par la justice… Résumé de 7 ans d'action de l'association Urgenda qui a déjà fait des petits dans le monde :

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dimanche, 7 avril 2019

Cette fois je vote - comment les européens peuvent voter aux Pays-Bas (et ailleurs)

Les élections au parlement européen ont lieu dans tout juste deux mois et comme d'habitude la participation sera plus faible que pour les autres élections.

C'est pour lutter contre cette abstention que le site Cette fois je vote (Ik stem dese keer) lancée par le parlement européen incite les citoyens à se rendre aux urnes et à inviter leur voisins.

Campagne: Cette fois ci je vote !

Les traités européens (depuis Maastricht) garantissent à tout citoyen européen de voter où qu'il habite en Europe. Cette volonté de rendre tous les européens égaux devant le vote a ses limites puisque chaque pays a le droit d'organiser les élections comme il veut. Après avoir vu les différentes possibilités offertes aux français des Pays-Bas, petite revue des différences par pays :

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mardi, 26 mars 2019

Cette fois je vote - comment les français peuvent voter aux Pays-Bas

Les élections au parlement européen ont lieu dans tout juste deux mois et comme d'habitude la participation sera plus faible que pour les autres élections.

C'est pour lutter contre cette abstention que le site Cette fois je vote (Ik stem dese keer) lancée par le parlement européen incite les citoyens à se rendre aux urnes et à inviter leur voisins.

Campagne: Cette fois ci je vote !

Participer à l'élection au parlement européen est un droit garanti par les traités (depuis Maastricht) pour tout citoyen Européen où qu'il habite au sein de l'Union. Ce droit est maintenant connu mais comment voter quand on n'habite pas dans son pays est encore une question qui revient souvent. Voyons donc les possibilités qui sont offertes aux français vivants aux Pays-Bas et les démarches pour chaque option.

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