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Nul par ailleurs que chez les dutch

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mercredi, 1 avril 2020

Partagez vos blagues sur le COVID-19

Alors que la France venait de décider son confinement et les Pays-Bas sa stratégie de la horde, l'Université d'Amsterdam UVA a ouvert une page pour collecter les blagues sur le Covid-19. La page demande l'aide de chacun pour collecter les blagues, les memes et autre fichiers humoristiques sur le coronavirus.

C'est vrai que quand la maladie était à un stade d'épidémie régionale, les blagues commençaient déjà à circuler à propos d'un truc qu'on ne maîtrise pas bien dans un pays exotique facile d'accès grâce à Ali Express. Maintenant qu'on est en plein dedans et qu'on doit justement rester dedans, les blagues circulent tout autant sur ce truc qu'on ne maîtrise peut-être pas mieux. L'exotisme oriental a été remplacé par les tranches du quotidien, impliquant des attestations pour certains et du papier toilettes pour d'autres. Pas un jour sans blague depuis des mois. Ils doivent bien rire à l'Université d'Amsterdam.

Université d'Amsterdam, Pays-Bas

N'importe quel site de collection de blague aurait mis en ligne ce contenu social pour faire de l'audience et partager ces tranche de rigolade mais les universitaires sont des gens sérieux et même après avoir partagé une blague, impossible d'avoir accès à la collection de blagues, ''memes' et matériel humoristique. Pourquoi font-il cela alors ?

C'est une professeure de Sociologie, Giselinde Kuipers qui est à l'initiative de ce site et de cette collecte de blague. Ce n'est pas la première fois qu'elle s'intéresse aux blagues sur un événement tragique puisqu'au cours d'une interview elle avoue avoir déjà collecté des blagues après ce qu'elle appelle le 9/11 il y a 20 ans. Dans cet article Grappen en grollen over het coronavirus: waarom doen we dat? paru sur le site scientias la scientifique explique sa démarche.

Giselinde Kuipers, Prof de socio

Nouveaux mots: Grappen en grollen

Selon le Van Dale, Grollen veut dire blague alors que Grappen veut dire blague. Les deux mots sont donc synonymes. L'article pourrait donc être traduit par : Blagues et plaisanteries sur le coronavirus: Pourquoi on fait ça ?

L'article n'explique pas pourquoi l'université d'Amsterdam collecte les blagues mais tente de répondre à l'envie de faire des blagues sur des sujets d'actualités graves et parfois tragiques. Il y a plusieurs raisons à ça selon la sociologue qui répond aux questions en oubliant de citer la première: parce que c'est drôle.

Les trois raisons exposées sont le besoin de communiquer sur un sujet qui nous occupe l'esprit, une manière de se sentir éloigné d'une actualité qui nous affecte mais finalement pas tant que ça et une manière d'introduire de la légèreté dans une actualité tragique.

Croudsourcing de blagues

Lors de son étude des blagues sur les Attentats du 11 septembre 2001 il y a 20 ans, Giselinde Kuipers n'a rassemblé qu'une centaine de blagues sur cet événement. Maintenant qu'elle est confinée dans sa maison des Pays bas alors qu'elle enseigne à l'université de Leuven en Belgique, elle a pensé que cette fois elle pourrait en rassembler plus avec l'aide du public. Elle a d'abord tweeté son appel avant de passer à l'étape supérieure avec l'aide de Mark Boukes de l'université d'Amsterdam. La page est en ligne depuis le 24 mars et accepte les blagues dans 30 langues. C'est un véritable croudsourcing qui est maintenant en place pour aider la recherche.

L'humour et la beauté

Oui, oui en envoyant un blague, vous pouvez aider la recherche. la Professeure Giselinde Kuipers se présente sur twitter comme étudiant l'humour et la beauté, et autres « choses futiles aux sérieuses conséquences ». Je ne peux me prononcer sur le sérieux des blagues qui seront étudiées dans le cadre de l'épidémie du coronavirus mais je veux partager une lecture sur l'autre sujet futile de la sociologue : la beauté.

En effet, les illustrations de cet article sont tirés d'une bande dessinée mettant en scène Giselinde Kuipers ayant pour thème la sociologie de la beauté. Une très très bonne lecture, mêlant fiction et les travaux de la professeure, pour une période où il n'est pas nécessaire de trop se montrer au monde.

lundi, 25 novembre 2019

Comment déménager une toile de 48m de long

Voilà presque 7 ans qu'il n'y a plus un seul bureau de poste aux Pays-Bas. Je vous ai parlé de la fermeture des plus emblématiques notamment parce qu'ils étaient des lieux publics à admirer comme des œuvres d'art.

La poste centrale d'Utrecht est notable par son architecture typique de l'école d'Amsterdam. Lorsque les travaux seront terminés, le bâtiment sera nouveau ouvert au public comme bibliothèque municipale avec des inévitables magasins. En attendant, le grand hall intérieur est visible sur le web comme je l'ai déjà évoqué.

La poste centrale de la Haye était sans un bâtiment moins singulier mais il abritait une copie de Metamorphosis III, une toile monumentale de l'artiste local M.C. Escher. J'ai déjà expliqué que cette toile est aujourd'hui visible par le public (qui a les moyens de prendre l'avion). En relatant ces faits au détour d'un voyage, je n'ai pas évoqué la question cruciale du déplacement de la toile depuis la ville où habite le roi jusqu'à l'aéroport où il lui arriva de piloter des avions. En effet cette œuvre mesure 48 mètres de long. C'est forcément un convoi très exceptionnel qui a permis son déménagement et c'est ce déménagement qui est raconté dans un petit film que je voulais partager avec vous.

Même si l'information n'est plus toute fraîche elle reste un témoignage important de l'attention particulière que les néerlandais portent à la conservation de ce que les gens trouvent beau.

lundi, 18 novembre 2019

Les autres manières de dire bonjour et au-revoir

Je vous ai parlé de ce curieux tic de langage Doei doei que ce lançaient les amstelodamois pour se saluer avant de se quitter. Il semblerait que ce soit un phénomène local et que le "Salut" néerlandais se décline de nombreuses manières différentes selon la région province.

Ailleurs, on se salue plutôt à base de Moi, adieë, daag ou même salu. Lisez plutôt:

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dimanche, 9 décembre 2018

Plus de morts à vélo qu'en voiture en 2017

C'est une première et c'est bien triste. 2017 a été une année noire en terme de mortalité à vélo si bien que pour l'année 2017 il y a eu pour première fois il y a eu plus de cyclistes tués sur les routes (206) que d'automobilistes (201). L'institut national des statistiques (Centraal Bureau voor de Statistiek) en a fait un communiqué spécial tant la nouvelle marque un tournant.

La pratique du vélo de cesse d'augmenter depuis les années 70 mais comme les infrastructures de sécurité suivent, le nombre d'accidents fatals reste plutôt stable (ligne verte). Pour la voiture, les infrastructures mais aussi les mesures visant à responsabiliser les conducteurs ont aussi amené une baisse du nombre des accidents mortels (ligne bleue). Il fallait bien que ça arrive, les courbes se sont donc croisées en 2017 aux Pays bas.

Cela ne veut pas dire que le vélo est devenu plus dangereux que la voiture ; le Centraal Bureau voor de Statistiek nous aide à mieux lire cette triste nouvelle et à en analyser les causes.

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mardi, 27 novembre 2018

Amsterdam in cijfers: 10 ans après

Il y a un peu mois de 10 ans, mon copain Laurent déménageait et, faisant le tri dans ses affaires me demande si ça m'intéresse un bouquin des statistiques d'Amsterdam d'il y a deux ans: Amsterdam in Cijfers 2007 . 2007 ? Je veux ! C'est (presque) l'année de mon arrivée à Amsterdam. J'ai donc reçu de sa part le livre des données statistiques d'Amsterdam en 2007. Édité par le Service d'études et de statistiques (Dienst Onderzoek en Statistiek) de la ville[1] il est distribué aux élus, journalistes… disponible en ligne et dans les services municipaux.

Le feuilletant 10 ans après je me suis demandé si les résultats de pollution de l'air, les statistiques de fréquentation des cinémas ou le salaire moyen avaient beaucoup évolué. Je me suis dit que ce serait bien d'avoir le bouquin Amsterdam in Cijfers 2017 juste à coté pour comparer. Laurent ne déménageant pas et n'étant plus élu de Oud Zuid, il me fallut trouver un autre fournisseur alors j'ai écrit au Dienst Onderzoek en Statistiek qui entre temps a été renommé en Onderzoek, Informatie en Statistiek. La vague opendata est passée par là et le service de recherche est devenu service d'information. Il continue d'agréger les données et de faire de la recherche et des statistiques.

Le livre de 2017 est disponible en ligne (ici) et il est toujours distribué aux élus en version papier mais pas aux gens qui envoient une demande par email… normalement. A réception de ma demande une gentille dame m'a répondu que ce n'était pas dans leurs habitudes de faire de tels envois mais elle m'a envoyé malgré tout le livre tant attendu. Me voilà heureux possesseur de 10 ans de statistiques sur la capitale néerlandaise.

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Quoi de neuf en 2017

Le livre est au même format mais il a gagné une couverture cartonnée et reliée qui donne encore plus envie de garder l'ouvrage en vue sur les rayonnages de sa bibliothèque. En 2007, la préface était signée de Job Cohen, le maire. En 2017, la préface est signée de Kajsa Ollongren, la maire par interim qui est aujourd'hui Vice-Première ministre des Pays-Bas. Le format est quasiment le même avec pratiquement les mêmes chapitres dans le même ordre, seul le chapitre santé (zorg) a rejoint celui du bien-être et des sports (Welzijn, zork en Sport).

À part les têtes de chapitres se sont enrichies de photos couleur, la maquette, n'a pas changé d'un pixel. Les tableaux sont présentés avec le même bleu pour souligner les titres et les colonnes de résultats.

C'est biensûr le contenu qui a bien évolué en 10 ans. Les kerncijfers (chiffres clés) nous indique une augmentation significative de la population passant de 743.104 habitants en 2007 à 844.952 habitants en 2017. La taille de la commune d'Amsterdam augmente beaucoup moins vite passant de 21939 hectares à 21949 ha, elle gagne tout de même 10 hectares suite à l'ouverture d'un bout d'île artificielle dans l'est. Dans les autres capitales européennes, nul doute que cette donnée ne change pas du tout.

Pour vous donner un exemple, j'ai regardé les pyramides des ages qui traduisent la distribution de ces 844.952 habitants en fonction de leur age. La forme en sapin est caractéristique des grandes villes qui n'offrent pas assez de logements capable d'accueillir beaucoup d'enfants. La base de la pyramide est donc tronquée de tous les enfants qui vivent dans les villes alentours ou plus loin dans une maison abordable.

Il y a maintenant une différence notable entre la pyramide de 2007 et celle de 2017. Ce n'est pas la barre des baby-boomers, elle est passée de 60 ans à 70 ans et c'était prévisible c'est plutôt le renflement des jeunes de 20 à 35 ans. en 2007, ce renflement était régulier et en aligné avec les générations suivantes mais en 2017 ce renflement montre un afflux de cette tranche d'age dans la population de la ville. Je ne sais pas qu'elle en est la cause ni si tous ces jeunes sont étudiants mais en proportion, cela montre qu'Amsterdam s'est rajeunie et c'est souvent bon signe pour une grande métropole. Peut-être avez-vous une idée plus précise de la cause de cette évolution, n'hésitez pas à le partager en commentaire.

Note

[1] C'est ce même service qui met quelques données amusantes sur le site Opendata de la ville.

mardi, 14 août 2018

Le vélo autonome de Google

Depuis peu j'ai vu réapparaître un vieux film présentant le nouveau vélo autonome créé par Google. Les commentaires sont souvent très optimistes et les débats font rage sur la possibilité d'envoyer ses enfants à l'école sur une bicyclette qui avance toute seule, ou pas… Bon, la nouvelle n'est pas nouvelle, c'est une vidéo réalisée aux Pays bas en 2016.

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vendredi, 29 juin 2018

Une mère devient bourgmestre

Femke Halsema wordt nieuwe burgemeester van Amsterdam. Femke Halsema sera la nouvelle maire d'Amsterdam titre NOS alors je ne peut pas m’empêcher de commenter la nouvelle avec un titre jouant sur les mots de maire et de bourgmestre (ne cherchez-pas c'est la même chose). Femke Halsema est mère de jumeaux et va devenir maire d'une capitale européenne.

Femke Halsema en 2010
Femke Halsema en 2010 par Jos van Zetten « La politique, c'est fini, j'en ai marre ».

C'est un peu sa qualité de femme qui a fait connaître la bourgmestre au monde entier. Alors que les Pays-Bas sont plutôt connus pour pratiquer l'égalité des sexes en politique avec une presque parité à la chambre basse et au gouvernement sans loi pour les y forcer, avec de nombreuses grandes villes comme Rotterdam ayant déjà eu des mairesses, la capitale du pays n'a jamais eu de bourgmestre femme depuis que Godevaert Wormbouts a inauguré la fonction en 1343 !

Une vrai nouveauté

Une femme…

Les quelques 1500 bourgmestres d'Amsterdam avant elle étaient tous des hommes et cela brise enfin de manière symbolique cette très longue habitude d'avoir un maire un masculin. En fait l’opportunité d'avoir une femme à ce poste n'est pas si ancienne au Pays-Bas. Les premières élues femmes au conseil municipal ont été élues en 1919, année où les femmes pouvaient être candidates mais pas encore voter. L'une des cinq femmes élues à Amsterdam, Carrie Pothuis-Smit devint plus tard la première sénatrice du pays.

Il faut quand même attendre 1978 pour qu'Amsterdam voit une première femme au collège des échevins (college van burgemeester en wethouders), le bureau exécutif de la ville. Irene Vorrink avait auparavant été la ministre de la santé à l'origine de la dépénalisation des drogues.

En 2010, le VVP (conservateur) avait présenté une candidate Annemarie Jorritsma mais c'est le travailliste Eberhard van der Laan qui l'a emporté.

Pas une travailliste

L'autre grande nouveauté c'est que le plus haut poste de la ville n'est plus occupé par un membre du PvdA. Depuis l'après guerre, les travaillistes tiennent la ville et c'est le candidat du PvdA qui est à chaque fois nommé par le commissaire du roi. Seulement depuis plusieurs années les travaillistes s'occupent plus du PIB que des travailleurs et leurs résultats à Amsterdam aussi ont commencé à se comprimer. Aux élections municipales de 2014 c'est le parti social-libéral D66 qui est arrivé en tête à Amsterdam et dans d'autres grandes villes. Cette année c'est Groenlinks, les verts de gauche qui sont arrivés en tête avec 10 sièges sur 45. Mais arriver en tête ne suffit pas à placer son bourgmestre. Si D66 a remporté 14 sièges en 2014, Eberhard van der Laan, membre du PvdA a conservé son fauteuil de maire en 2016 lorsque ce dernier devait être renouvelé.

Le populaire Eberhard van der Laan est hélas mort l'année suivante en cours de mandat et ceux qui ont occupé son fauteuil jusqu'à aujourd'hui ne l'ont fait qu'ad interim. Les candidatures pour le poste vacant ont été ouvertes en mai et même rouvertes le 4 juin pour ne rater personne. Au sein de la coalition majoritaire, regroupant les Groenlinks et le PvdA le choix est difficile entre la verte retirée de la vie politique Femke Halsema et Carolien Gehrels l'ancienne échevin travailliste au profil plus lise. C'est même cette dernière qui arrive en tête des recommandation du commité de confiance (vertrouwenscommissie), un comité de 12 élus qui font passer les entretiens d'embauche.

Chacune des deux candidates aurait pu devenir la première femme maire d'Amsterdam mais une seule pouvait prétendre être la première maire non travailliste de la ville depuis la dernière guerre. C'est finalement Femke Halsema qui l'a emporté aux voix parce que deux nouveautés c'est mieux qu'une.

Pas une ancienne ministre

Troisième nouveauté un peu anecdotique, c'est aussi la première personne depuis 2001 qui occupe le poste de bourgmestre sans avoir été ministre ou secrétaire d'état par le passé. Cette nouveauté n'est d'ailleurs pas si anecdotique puisque les mauvaises langues arguent le manque de compétence de la nouvelle venue qui a quitté la politique en 2010. Il faut quand même rappeler qu'elle a quitté la politique après 8 ans à la chambre basse comme chèfe de son groupe parlementaire et était à la tête de son parti depuis 2003. Parti qui n'a jamais été que dans l'opposition ce rend difficile l'accès à un marocain de ministre…

Ce qui ne change pas

Il semble qu'il y ait une tradition à Amsterdam qui veuille que le maire soit juif. Pour mettre toutes les chances de leur coté, chaque parti présente une candidat juif pour le plus haut poste de cette bonne vielle ville de Mokum. Avec l'arrivée de Femke Halsema, cette tradition perdure.

lundi, 4 juin 2018

Doei, douille

C'est toujours surprenant pour les primo-arrivants de voir comment les locaux se saluent. Pour se dire en revoir, ils essaye de ce remémorer l'histoire du fou qui change une ampoule. Et ils se crient, parfois de l'autre bout de la rue (à vélo) « douille ! douille ! ».

Nouveau mot: Doie

Bon en fait c'est l'impression que ça donne mais c'est un peu différent… En fait ils se saluent pour se dire au revoir (et parfois à vélo) en disant "doei! doei!" parfois "doe-doei" ou bien "doe — oei" qui peuvent s'entendre respectivement «douille douille», «dou-douille» ou «dou-ouille».

Doei ça vient?

En fait cette salutation vient de Dag! qui est une version courte de "Goede dag" ou "Goeje dag" qui se traduit littéralement bon jour. Rien de plus normal que de se souhaiter une bonne journée au moment de se quitter. Rien de surprenant que cette salutation récurrente trouve des diminutifs familiers façon 'lut, bail, tchô… Ici le Dag est devenu doei et très vite tout le monde l'adopte, même les allochtones, même ceux qui ne parlent pas vraiment la langue.

Bon allez, doei à la prochaine…

lundi, 21 mai 2018

Haro sur le 30% ruling

Une question revient régulièrement dans les conversations entre expatriés à Amsterdam, c'est « Est ce que tu bénéficies du 30% ruling ? ». Ce 30% ruling (30%-regeling) est une disposition fiscale qui accorde un abattement de 30% sur le salaire brut imposable de tout salarié qui est venu de l'étranger pour occuper un poste qui ne pouvait pas être pourvu avec la main d'œuvre locale. Cette disposition vise à aider les personnes très qualifiées à venir aux Pays bas, malgré le taux d’imposition plutôt élevé du pays et ainsi aider les entreprises néerlandaises qui veulent se doter de compétences rares.

Les conditions pour obtenir cet avantage fiscal, telles que listées sur le site du service des impôts (Bellastingdienst) sont simples: - avoir un travail aux Pays bas - avoir des compétences difficilement trouvables aux Pays bas - avoir vécu à 150 kilomètres hors des frontières du pays pendant au moins 16 mois au cours des deux dernières années.

Les demandes sont généralement faites par l'entreprise qui emploie l'expatrié et elles sont examinées au cas par cas. La sélection semble drastique mais dans les faits, tout expatrié venant avec un diplôme supérieur peut prétendre à cet avantage. Si je n'en ai pas encore parlé c'est que je n'ai pas fait partie de cette catégorie.

10 ans, 8 ans, 5 ans…

Depuis des années cet avantage est accordé pour une période de 10 ans. Seulement le gouvernement des Pays bas comme ailleurs cherche à gratter quelques thunes sur le budget et depuis 2012, les personnes qui font la demande de cet avantage ne peuvent plus le recevoir que pour une période de 8 ans. Aujourd'hui le gouvernement veut encore revoir à la baisse la durée des bénéfice du 30% ruling en le réduisant à 5 ans. C'est la 132ème disposition de l'accord de coalition (Regeerakkoord 2017 2021 VVD, CDA, D66 en ChristenUnie) signé en 2017 par les partis au gouvernement. La règle devrait s'appliquer en 2019. Il est donc temps de travailler sur le texte qui sera présenter le jour de la note des millions.

De looptijd van de 30% regeling wordt verkort van acht naar vijf jaar.

5 ans pour tous dès 2019 ?

Dans les premières évaluations du projet le gouvernement semble entendre que la réduction de la durée de cet abattement de 30% s'étendra à l'ensemble des expatriés qui en bénéficient et non plus comme ce fut le cas en 2012 aux seuls nouveaux bénéficiaires. C'est un coup dur pour les actuels bénéficiaires, cela signifie une baisse de 12 à 16% de leurs revenus. Alors évidement, ils ne sont pas d'accord.

Une pétition tourne pour appeler le gouvernement, non pas à changer son projet mais uniquement à ne pas le rendre rétroactif. Elle est issue d'un collectif qui se nomme United expats of the Netherlands. Leur slogan et leur logique est simple: donner c'est donner…[1]. Ils arguent que cela ne rapportera pas beaucoup au budget de l'État mais risque d'avoir des conséquences négatives sur l'économie du pays.

Pour en savoir plus, visitez le site qui reprend leur slogan : A deal is a deal.

Note

[1] Le slogan est en anglais et en néerlandais et sonne beaucoup mieux: A deal is a deal soit afspraak is afspraak comme le disent les autochtones.

mardi, 23 janvier 2018

Comment les hollandais sont passés au vélo ?

Aujourd'hui la petite reine[1] fait un retour en force dans le cool et la pratique du vélo gagne du terrain un peu partout. Cela n'a pas été toujours le cas et la deuxième moitié du XXème siècle est plutôt marquée par le déclin du cyclisme toutes catégorises confondues. Alors quand on arrivait aux Pays bas dans les années 90, c'était un choc de voir ce peuple continuer à se déplacer à bicyclette dans tout le pays.

Seulement cela n'a pas toujours été le cas et cette pratique du vélo est le résultat de choix politiques datant des années 70, mettant l'accent sur les infrastructures et la sécurité. C'est un tweet signalé par un lecteur qui m'a rappelé que je n'en avais pas encore parlé ici:

Note

[1] Non, je ne vais pas parler de Beatrix.

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