vendredi, 25 janvier 2013

Evasion fiscale aux Pays-Bas

Décidément la traque à l'évasion fiscale est à la mode, après les Allemands qui lorgnent sur les comptes en banque suisses de leurs ressortissants, c'est au tour des Hongrois. Pendant ce temps, les Pays-Bas semblent se rendre compte qu'ils sont un paradis fiscal.

Les Pays-Bas ont effectivement une fiscalité attrayante pour certaines entreprises ce qui a permis d'attirer, même si la fiscalité n'est pas le seul critère de choix, quelques sièges sociaux européens de grandes multinationales. Seulement, je l'ai déjà évoqué, la fiscalité avantageuse a aussi attiré des cabinets de conseils en évasion fiscale (trustkantoor) et de nombreuses sociétés boîte-aux-lettres dont le rôle consiste à aspirer les bénéfices d'autres boîtes européennes, avant de le placer dans des paradis fiscaux plus ensoleillés.

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mercredi, 11 janvier 2012

KPN dans la tourmente

2011 n'a pas été une bonne année pour KPN. L'opérateur historique a ouvert le bal de l'annonce des licenciements en série cet été avec 4000 à 5000 postes supprimés à cause de méchants utilisateurs qui n'envoient plus de SMS.

Voilà maintenant que c'est OPTA, le régulateur du secteur des télécoms néerlandais qui lui cherche les noises. La Onafhankelijke Post en Telecommunicatie Autoriteit est mécontente des pratiques anti compétitives de KPN et, après plusieurs demandes que l'opérateur a refusé d'implémenter, l'autorité de contrôle a durcit le ton. Une dépèche Reuters indique qu'une descente a été effectuée dans les bureaux au siège de la société à la Haye le 16 décembre dernier.

Le communiqué indique que KPN est déjà sous le coup d'une enquète de la NMa (Nederlandse Mededingingsautoriteit)' l'autorité de contrôle de la concurrence mais que l'investigation de l'OPTA n'a aucun raport avec cette enquète.

La nouvelle année n'a pas fait tourner le vent pour l'opérateur, le 3 janvier, Carla Smits-Nusteling, Directrice Financière, a annoncé sa démission de KPN en raison de divergence de vue sur la stratégie. Aucun administrateur n'a voulut commenter sur ce différent.

Déjà, en octobre dernier, Baptist Coopmans, Directeur Qualité avait annoncé sa démission effective le 1er avril 2012. Carla Smits-Nusteling quittera elle aussi ses fonctions le 1er avril 2012.

C'est suite à ce départ, et face à un manque d'informations, que Eelco Blok, PDG de KPN, placé à la tête du groupe en avril dernier, est sous le feu de la critique. Le PDG se défend et indique, pour rassurer les actionnaires, qu'une nouvelle stratégie va être mise en place et sera annoncée le 24 janvier prochain.

mardi, 20 décembre 2011

Les frasques de Buma/Stemra

Logo Buma Stemra La société néerlandaise de gestion des droits d'auteurs compositeurs interprètes, l'équivalent de la SACEM[1] en France s'appelle Buma/Stemra aux Pays-Bas. Le nom de la boite est compliqué parce que la société est née du regroupement de la société de gestion des droits d'éxécution (Buma) et de la société de gestion des droits de reproduction (Stemra).

Buma/Stemra a récemment fait parler d'elle à plusieurs reprises ces derniers temps. Comme en France, cette société fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler.

Comme en France, et aidé par l'organisme de défense des intérêts des maisons de disques BREIM, Buma/Stemra fait un lobbying féroce pour interdire tous les nouveaux usages de diffusions de la musique qu'elle n'arrive pas à contrôler. L'interdiction du téléchargement a été débattue à plusieurs reprises au parlement parce que cette organisation aimerait l'inscrire à l'ordre du jour[2]. Le parlement est contre mais le gouvernement n'a pas trop l'air de l'écouter.

Comme en France, les argumentaires de Buma/Stemra et de BREIM on du mal à tenir la route face aux évidences, aux études de marché et à l'évolution des usages. Ces organisations ont dernièrement montré qu'elles ne respectaient pas vraiment leur objet. Ça craint.

Buma/Stemra ne respecte pas les droits d'auteur

En 2006, le musicien Melchior Rietveldt est sollicité pour réaliser la musique d'un festival. Utilisation limité dans l'espace et dans le temps comme tout bon contrat de cession de droits. Seulement après cela, sa musique a été utilisée à plusieurs reprises sans en parler au musicien. Aujourd'hui cette musique se retrouve sur les message de propagande que l'on est obligé de regarder au début de chaque DVD aux Pays-Bas. Vous savez, ces messages qui disent que télécharger c'est mal et qu'il vaut mieux acheter des DVD parce que grâce à ça notre argent aide les artistes. Sauf que dans le cas de ce petit film, l'artiste ne touche rien.

Bien sûr, comme il y a des lois aux Pays-Bas, Rietveldt, qui estime son manque à gagner à 1.300.000 dollars, se retourne en 2007 vers Buma/Stemra pour percevoir ses droits d'auteur. Mais il se trouve que dans ce cas précis, les droits n'ont pas été versés et Buma/Stemra semble faire preuve de laxisme pour les recouvrer.

Buma/Stemra est corrompue

La chaine de télé populiste PowNed a fait part de l'affaire en indiquant que le film de propagande était produit par BREIM mais ce n'est pas le cas. Elle a aussi procédé à l'enregistrement (disponible ici) de conversation téléphonique entre le conseiller financier de Rietveldt et Jochem Gerrits, un membre du conseil d'administration de Buma/Stemra. Ce dernier assurait être en mesure d'obtenir le règlement des droits à Melchior Rietveldt... en échange du tiers de la somme obtenue.

Gros scandale, Jochem Gerrits se trouve maintenant accusé de corruption et a démissionné de sa fonction au sein de Buma/Stemra.

Buma/Stemra pirate la musique

Certains on suivit la sortie d'un nouveau site russe, youhavedownloaded promettant de vous indiquer ce que vous avez téléchargé sur en bittorrent. Biensur, aux Pays-Bas, certains ont essayé de donner des adresses IP utilisées par Buma/Stemra pour voir s'ils téléchargeaient. Bingo! GeenStijl, le site web derrière PowNed, affirme qu'une IP des bureaux de Buma/Stemra a téléchargé une série et un jeu.

Suite a ces accusations, la société de perception des droits d'auteur s'est fendu d'un communiqué indiquant que les IP avait été spoufées c'est à dire que quelqu'un les utilisaient à leur place.

Reactie Buma/Stemra op berichtgeving Geen Stijl over downloaden

In reactie op een bericht op de website Geen Stijl hecht Buma/Stemra er aan te melden dat de IP-adressen waar Geen Stijl over schrijft niet door medewerkers zijn gebruikt om te downloaden.

Het zijn geen adressen waarmee Buma/Stemra medewerkers het internet op kunnen. Uit onderzoek van onze IT specialisten is gebleken dat sprake is van IP Spoofing, waarmee ongeautoriseerd toegang is verkregen tot een aantal IP adressen van Buma/Stemra. Die zijn vervolgens blijkbaar door derden gebruikt om te downloaden.

Seulement voilà dans un communiqué antérieur, Bruma/Stemra cite en exemple la France. La France qui face au fléau du téléchargement a mis en place une loi (la fameuse loi HADOPI) qui puni automatiquement l'auteur de téléchargement pair à pair en se basant sur... son adresse IP. Les communicants de Buma/Stemra se sont rendu compte de la bourde et on supprimé la réponse mais c'était tellement beau que j'ai décidé de la recopier ci dessus.

Après ça, Buma/Stemra reviendra conseiller le gouvernement pour protéger les auteurs et les compositeurs.

Notes

[1] En France il y a des tonnes de sociétés de gestion de droits d'auteurs et droits dérivés. La SDRM est une filiale de la SACEM et autre sociétés qui gère les droits de reproduction.

[2] Lire Le téléchargement devrait être interdit dans l'intérêt des auteurs et compositeurs

lundi, 7 novembre 2011

Licenciements en série

Il n'y a pas que la culture qui est en baisse, le nombre de travailleurs aussi. 2011 a été une année ou les annonces de dégraissages se sont succédés sans que les dirigeants osent parler de crise. des dixaines de milliers de personnes sont promis au chômage dans les années qui viennent. Les dirigeants de sociétés ne parlent pas de crise mais ils sont bels et bien d'en créer une. Petit florilège:

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mercredi, 12 octobre 2011

Beaucoup plus de .nl que de .fr

L'association du CENTR, regroupant de nombreux registres de ccTLD, vient de faire paraitre son rapport DomainWire Stat Report, un rapport succin de statistiques sur ces domaines de premier niveaux correspondants aux code de pays. Pour rester fidèle à mon blog je vais continuer à comparer la France et les Pays-Bas, deux pays très proches et très différents.

Sur le premier graphique, tout va bien, La France et les Pays-Bas font partie du groupe de tête. les 20 premiers ccTLD représentent 75% du nombre de noms de domaine en code pays. La France à la 12ème position se défend bien étant dans le groupe des ccTLD qui ont plus que 2 millions de domaines. Les Pays-Bas se portent encore mieux, à la troisième place, ils dépassent les 4 millions de domaines[1]. Il y a beaucoup plus de .nl que de .fr.

nombre de noms de domaine nationaux

Le score des Pays-Bas dépasse celui de la France de plus du double. C'est pas mal pour un pays qui ne la ramène ni au G20 ni au conseil de sécurité et dont la population est presque 4 fois moindre que la France. La carte ci-dessous, extraite du rapport précité montre ce décalage flagrant entre les quelques pays de tête et les suivants.

noms de domaine par population, carte d'Europe

L'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark et la Suisse ont tous plus de 15 nom de domaine dans leur extension nationale par tranche de 10 habitants. La France plafonne à 3 noms de domaine pour 100 habitants (en comptant large). La France et le Royaume-Uni sont des pays comparables en terme de population, de croissance et d'économie et pourtant la perfide Albion fait presque 5 fois mieux pour garder ses noms de domaine à la maison. Comment cela se peut-il ? L'internet français est-il à la traine ?

Note

[1] Le cap des 3 millions de noms de domaine ont été passés en 2008

jeudi, 23 juin 2011

Le nouveau nom de la poste aux Pays-Bas

L'évolution récente de la poste néerlandaise n'est pas reluisante. Depuis cinq ans beaucoup de choses ont changé. La poste néerlandaise, privatisée en 1986, a fusionné avec le groupe TNT en 1996 et s'est appellé TPG. En 2006 elle change à nouveau de nom pour s'appeler TNT Post.

C'est la grande période où la poste assume sa sa privatisation et de l'entrée dans le monde de la libre concurrence. Elle entre sur le marché allemand de la distribution du courrier (avec TNT Post) et crée une filiale Sandd spécialisée dans la distribution de publicités, où le statut de préposé est bien plus précaire que le statut de facteur dans la maison mère. Parallèlement, TNT Post ferme progressivement ses bureaux de poste (les derniers en 2008). Fin 2010 l'entreprise annonce devoir licencier 1300 facteurs.[1] Les facteurs font grève en novembre 2010 mais c'est surtout pour négocier de bonnes conditions de départ.

TNT post is PostNL Après toutes ces aventures, et l'augmentation répétée du prix du timbre, il est normal que l'entreprise souffre d'une image défavorable auprès du public. TNT Post devient mème sujet d'études anglaises sur les méfaits de la privatisation. (lire Privatised mail: a second-class delivery). Dans pareils cas, certaines entreprises changent de nom et lancent une campagne pour redorer leur image. Les exemples ne manquent pas en France. C'est aussi ce que TNT Post fait en ce milieu d'année 2011. Il faut maintenant dire PostNL.

Un nouveau logo, plus rond essaye d'arrondir les angles avec la clientèle un peu comme le nouveau logo de la poste française. Le nl collé au post fait très moderne, il surf sur la vague internet sachant qu'aux Pays-Bas, les noms de domaine en .nl sont très populaires. Le logo est résolument dynamique, il a une forme triangulaire comme une touche play sur une page web, il veut aller de l'avant. L'entreprise veut continuer à avancer malgré tous ses déboires passés. Le nouveau slogan va de l'avant aussi. Morgen is Vandag, Tomorrow starts today Demain commence aujourd'hui. La communication met l'accent sur ce qui fait moderne comme les services de livraison des achats en ligne.

Techniquement c'est n'est pas uniquement un changement de nom, les division courrier et messageries du groupe TNT, anciennement TNT Post et TNT Express, se sont séparées en 2 entreprises différentes. La seconde garde son nom tandis que la première communique en tant que PostNL pour redorer son image. C'est du moins ce que l'on lit sur l'ancien site du groupe TNT.

TNT Post devient PostNL

Note

[1] Officiellement c'est à cause de la baisse de volume du courrier pris en charge par l'entreprise. La crise à bon dos, s'il n'y a plus de bureaux de poste et que l'entreprise fait distribuer la publicité par sa filiale bon marché, il est un peu normal de constater une baisse de volume.

dimanche, 2 janvier 2011

Le dernier bureau de poste

S'il ne doit en rester qu'un, ce sera celui là. Le grand bureau de poste central d'Amsterdam (Hooftpostkantoor) vient une nouvelle fois de réduire sa taille pour mieux recevoir le public. Pour y accéder il ne faut plus emprunter la grande porte de cet immeuble XIXe[1] mais descendre dans la cave où vous attendent des distributeurs automatiques et quelques employés rescapés.

entree-postkantoor-singel-250.png

Ce local est l'ancien local postal réservé aux entreprises. Il héberge toujours les boites postales du centre-ville mais maintenant il reçoit aussi le public. Les opérations financières n'ont plus lieu aux guichets de cette nouvelle poste. La baque ING a quitté les lieux pour s'établir à 10 minutes d'ici, sur Rokin, la 250ème agence de la banque[2].

Cet article pourrait être le prétexte pour vous reparler de la réorganisation de TNT Post. La poste néerlandaise, privatisée en 1986 mais ayant perdu son monopole seulement depuis le début des années 2000. TNT Post poursuit sa réorganisation pour, officiellement affronter la concurrence[3]. En 2007, l'organisation a annoncé vouloir fermer des milliers de bureaux de poste, chose qu'elle continue encore aujourd'hui. En 2010, elle a annoncé vouloir se débarrasser de milliers de facteurs. Un conflit social s'en est suivit, les facteurs, après plusieurs semaines de grève, ont finalement signé un accord permettant de réduire leur nombre sans qu'il n'y ait de licenciement secs. Du coté de la clientèle, les services sont de plus en plus assurés par des livreurs sous-payés qui multiplient les erreurs. Je ne compte plus les lettres et colis perdus dans mon entourage...

Cet article pourrait aussi être un prétexte pour vous parler des différentes adresses de la poste centrale d'Amsterdam au cours des ages, différents exemples d'architectures de différentes époques. Ce sera peut-être le sujet d'un prochain article.

Notes

[1] Cet immeuble est celui où je travaille. Il's'appelle Bankgebouw parce qu'il a été construit en 1912 par la Nederlandsch-Indische Handelsbank. Aujourd'hui, son 3ème et 4ème étage abrite les bureaux du RIPE NCC

[2] Annoncée en grande pompe, contrairement à la réduction de volume de l'agence postale.

[3] Officieusement c'est pour faire des économies et mieux rémunérer les actionnaires.

mercredi, 8 décembre 2010

Le parc éolien d'Egmond aan Zee

Depuis son inauguration en 2006, je voulais vous présenter l'un des premier parcs éolien offshore d'Europe, le parc éolien d'Egmond aan Zee (OWEZ). 200 millions d'euros d'investissement, d'énormes travaux spectaculaires pour (ne) produire (que) 108 Megawatt[1] grâce à 36 turbines Vestas V90 3MW alignées à 10 km de la côte, au large de la ville d'Egmond aan Zee. Voici quelques images de son installation:

L'ouverture de ce parc éolien a fait l'objet de débats à la télé. On s'est rendu compte s'il en était besoin que l'énergie éolienne n'allait pas remplacer les énergies fossiles dans la production d'électricité mais qu'elle allait aider à consommer moins de charbon ou de pétrole.

Et puis voilà le temps passe et c'est n'est plus le seul parc éolien en mer du Nord. Cet alignement d'éoliennes, gérées par la société Noordzeewind (vent de mer du Nord), consortium emmené par Nuon, entreprise locale de distribution d'électricité et Shell a montré l'exemple. Un peu plus au sud, 30km au large d'IJmuiden, un autre parc, le Prinses Amaliawindpark a vu le jour. Conçut par Eneco, une autre entreprise de distribution d'électricité, le parc a commencé à fournir ses premier watts en février 2009.

Je vous en parle aujourd'hui parce qu'il m'est arrivé de survoler la côte un matin d'automne et mon hublot m'offrait la vue de ces deux parcs l'un derrière l'autre au large des dunes de la côte hollandaise.

Le parc éolien d'Egmond aan Zee et Amaliawindpark

Note

[1] 108 Megawatt permettent quand même de fournir de l'électricité pour 100.000 habitations ce qui n'est pas négligeable.

mercredi, 1 décembre 2010

Les numéros utiles

Vous connaissez tous les numéros en 0-800-machin... Les anciens numéros verts indigos et autres couleurs se sont multipliés un peu partout sur le même modèle. Aux Pays-Bas les numéros de service commencent par 0-900. Peu d'entre eux sont gratuits, nombre d'entre eux sont surtaxés. Les néerlandais sont plus fort en commerce qu'en service, alors le coup de fil pour vous aider, ils ne vont pas vous l'offrir...

Pour le français vivant aux Pays-Bas, les numéros de service peuvent être une difficulté supplémentaire. En effet, comment lorsqu'on essaye de les appeler de l'étranger on n'arrive pas à se connecter au bon service. C'est surement une bonne chose parce que la communication surtaxée plusieurs fois peut s'avérer très dispendieuse...

Il y a heureusement une solution. La journal gratuit De Pers (La presse) maintient depuis quelques années une liste des numéros ordinaires correspondant aux numéros de services qu'on a dans les brochures et les courriers des grandes sociétés que tout le monde utilise. Les néerlandais trouvent cette liste très pratique parce qu'elle leur permettent de ne pas payer un service surtaxé. Les français et tous les expatriés devraient trouver cette liste encore plus pratique pour rendre leurs services joignables depuis l'étranger.

La liste s'appelle 0900 actie (promo sur les 0900) et elle est à diffuser largement.

Le site 0900alternatieven (alternatives aux 0900) propose aussi de trouver un numéro dans cette liste en entrant le numéro 0900 correspondant ou le nom de la société.

Le journal De Pers mets aujourd'hui sa liste à jour alors je me permets de la recopier en commentaire pour ceux qui voudraient consulter leur compte par téléphone ou résilier leur abonnement téléphonique depuis la France.

samedi, 10 juillet 2010

Coupe du monde, parentèse culturelle

On ne dirait pas comme ça mais le football et la bière m'aident à parfaire mes connaissances à l'occasion de la coupe du monde. Vous vous souvenez, il y a quatre ans de Marco et Marko, deux supporters néerlandais qui faisait de la pub pour Heineken à l'occasion de la coupe du monde. Ces derniers vendaient un chapeau tyrolien faisant office de porte-voix et de produit d'appel pour acheter encore plus de cannettes de bières.

Ce markéting bourrin et ingénieux avait un bon coté. Les gens s'instruisaient de manière ludique. Les gens découvraient ainsi une coiffe traditionnelle allemande tout en rotant et en beuglant le nom de millionnaires. On peut remercier cette grande marque de bière de vouloir nous apprendre des choses à chaque occasion. Je ne m'étais pas rendu compte de cela jusqu'à ce que je tombe sur une publicité pour l'objet publicitaire de 2004 à l'occasion de la coupe d'Europe.

chapeau tambour

Cette coupe d'Europe a eu lieu au Portugal et cette image me rappelle les spectacles de tambours (bombos) que j'ai apprécié la dernière fois que je suis allé à Lisbonne.

Les chapeaux Heineken avait donc un rapport avec le pays hôte de la compétition... Le truc bizarre que le brasseur propose cette année était ridicule et n'a pas la caution culturelle évidente de la vuvuzela, distribué par tous les marchands du pays. Heineken a appelé ce chapeau le pletterpet et en a fait une grosse pub sur son siège social mais je n'ai pas vu grand monde affublé de ces chapeaux.

le Pletterpet de Heineken

Je n'avais pas compris que ce Pletterpet était en fait un chapeau traditionnel de supporter de foot en Afrique du sud et que le choix du brasseur était de faire adopter aux néerlandais les traditions du pays hôte. Le site Pletterpet.nl, antérieur à la campagne nous explique l'histoire récente de ce chapeau aux Pays-Bas et on apprend qu'il s'agit en fait d'un casque de mineur découpé et décoré. En Afrique du Sud on appelle ce chapeau un Makarapa. Les Sudafs en sont dingues et moi j'espère vous avoir enfin appris quelque chose avec tous ces délires en orange.

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